Parfait Tabapsi
25 Août 2008
Le relais du congrès organisé par Mack-Kit à l'origine de la colère de l'ancien ministre d'Etat.
Dans moins d'un mois, le 13 septembre pour être plus précis, cela fera 50 ans que Um Nyobe fût abattu dans une forêt dans la région de Boumnyebel au Centre du Cameroun. Une date que ses nombreux héritiers mettront sans doute un point d'honneur à célébrer, tant ce nationaliste, qui créa et dirigea l'Union des populations du Cameroun (Upc) au cours des dix dernières années de sa jeune vie, a marqué l'histoire du Cameroun.
L'actualité en cette veille d'anniversaire démontre à souhait que ledit héritage est loin de rassembler tous ceux qui se revendiquent de ce parti politique, objet de tous les enjeux depuis l'indépendance en 1960. Quelques jours seulement en effet après la tenue du congrès de la faction dirigée par Samuel Mack-Kit, Augustin Frédéric Kodock est sorti de l'ombre pour dire sa colère. Et reprocher à un certain nombre de publications dont Mutations d'avoir couvert ce congrès. C'était vendredi dernier en la permanence de sa faction au quartier Mimboman à Yaoundé.
Face aux journalistes conviés pour l'occasion, il ne manquait pas de faire savoir la raison de son courroux. Après avoir reconnu que l'Upc "est au centre d'une controverse permanente et victime de coups de boutoir de toutes sortes et de diverses provenances ", il a dit le fond de sa pensée. "... La direction du parti, en notre personne, vous somme de ne considérer désormais dans vos reportages et informations en rapport avec l'Upc ce qui est organisé par le secrétariat général, par les sections ou par toute personne vous donnant au préalable la preuve de notre approbation sous une quelconque forme. Faute pour vous de prendre en compte ces indications, vous vous exposerez aux poursuites devant toute juridiction compétente pour complicité, entre autre, de violation de la propriété intellectuelle, d'usage de faux et de déclarations mensongères".
Ce faisant, il laissait entrevoir que sa faction à lui est la seule ayant une légitimité et que par conséquent, toute information digne d'intérêt relevant d'une autre faction ne saurait faire l'objet d'un traitement médiatique. Et que "comme d'habitude, certains journalistes constituant le relais de la machine à détruire l'Upc, ont joué parfaitement leur rôle, celui de la désinformation". Reprenant d'ailleurs un extrait d'un article paru dans nos colonnes le 14 août dernier, il estime que "Mutations (sic)", en relayant une actualité a fait de "la désinformation, au pays des mirages où le ridicule est constant, où toute honte est bue avec avidité".
A l'occasion, il a aussi rappelé que son rapprochement avec la majorité présidentielle était toujours d'actualité. " Quand vous voyez des gens qui veulent s'entendre, vous avez des cauchemars. C'est la maladie de ce pays. Nous avons signé des accords qui ont aidé à construire la paix et même l'annulation de notre dette".
Pour Augustin Frédéric Kodock, " l'idée d'une Upc divisée, d'une Upc multi tendance, d'un parti dont divers locaux sur plusieurs villes passent pour être des sièges " ne serait que le fait de "certains compatriotes (qui) continuent dans leur aveuglement à se prémunir d'une certaine autorité au nom de l'Upc... Ils font ce travail de sape, puissamment aidés par leurs relais dans le monde médiatique "...
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