Sidwaya (Ouagadougou)

Burkina Faso: Remaniement gouvernemental du 3 Septembre-"C'est le résultat qui importe", dit Blaise Compaoré

Ali TRAORE

5 Septembre 2008


La rentrée gouvernementale s'est déroulée, hier 4 septembre 2008, avec la tenue extraordinaire du Conseil des ministres dirigé par le chef de l'Etat, Blaise Compaoré. Les membres du gouvernement se disent prêts à relever les défis de leur département et partant du Burkina Faso. Mais la culture du résultat doit guider les actions de tous, selon le chef de l'Etat et le Premier ministre pour une mise en application efficace du programme : "Le progrès continu pour une société d'espérance".

Blaise Compaoré, président du Faso, président du Conseil des ministres:

"Je souhaite beaucoup de solidarité, de coopération et de collégialité dans ce gouvernement car c'est avant tout l'action de l'équipe qui compte. Chaque ministère a des raisons de compter sur d'autres départements car c'est le succès de l'équipe qui fera le succès du département. Il faut qu'on agisse avec à l'esprit qu'il faut être au service des populations.

Nous devons prendre en compte les préoccupations réelles des citoyens, qu'on soit à l'écoute des hommes et des femmes du Burkina mais surtout, qu'on sache travailler avec les collaborateurs car c'est cela qui peut apporter au ministre de la richesse dans sa réflexion. C'est toujours les mêmes conseils que nous donnons. Je ne pense pas que le remaniement soit du "sur place". L'essentiel est de pouvoir faire mieux avancer notre pays. Nous sommes combien de millions au Burkina Faso ? Si on demandait à vous les journalistes de former des gouvernements aucun ne sera semblable à l'autre ! C'est dire donc que nous sommes dans une position qui nous permet de mieux apprécier à la fois les résultats du travail de chacun, mais surtout d'avoir une meilleure vision sur ce qu'il faut comme hommes et femmes pour donner plus de cohésion et de force à l'action collective. Sinon, on peut débattre sur les hommes comme sur la constitution des ministères. L'essentiel, c'est surtout le résultat qui m'importe quand je forme une équipe".

Tertius Zongo, Premier ministre, chef du gouvernement :"Il n'y a pas de mission car la mission a déjà été assignée et elle ne peut pas changer. Nous n'avons qu'une seule mission qui est de mettre en Å"uvre le programme politique du chef de l'Etat. C'est d'avoir des résultats visibles, des résultats palpables et faire en sorte qu'on sente que ce pays bouge avec tout le monde, mais pas avec une poignée de personnes. Cela doit se faire avec l'intelligence et la contribution de tout le monde".

Bédouma Alain Yoda, ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale :"Comme vous le savez, les Affaires étrangères c'est un domaine assez complexe. Mais je pense qu'avec l'expérience du chef de l'Etat, celle également du Premier ministre qui connaît aussi bien le domaine financier que le domaine pratique de la diplomatie, je devrais pouvoir avoir les conseils et les orientations nécessaires pour relever le défi qui est de porter la voix du Burkina Faso à l'extérieur".

Lucien Marie Noel Bembaba, ministre de l'Economie et des Finances :"C'est une nouvelle mission qui vient de m'être confiée qui se trouve être la continuité des différentes fonctions que j'ai occupées jusqu'à présent. C'est une chance pour moi de connaître déjà le ministère, ses atouts et ses contraintes. C'est d'ailleurs la même chose pour le ministre délégué au Budget, Mme Drabo qui a eu à assumer des fonctions importantes du ministère. Ainsi, ensemble, nous mettrons en commun notre connaissance du ministère, nos grandes expériences pour pouvoir relever les défis qui se présenteront à nous. Pour un ministère comme le nôtre, il y a beaucoup d'attentes et nous allons dans le cadre de notre lettre de mission voir comment faire face aux différentes contraintes de notre économie. Le Premier ministre a donné le ton et attend de nous qu'on mette l'accent sur la culture du résultat et nous allons tout mettre en Å"uvre pour pouvoir répondre à cela".

Mamadou Sanou, ministre du Commerce, de la Promotion de l'Entreprise et de l'Artisanat : "La vie chère reste une préoccupation permanente pour nous. Nous luttons tous les jours pour essayer de venir à bout de ce phénomène. Les équipes de l'inspection générale des affaires économiques sont toujours sur le terrain, même si la population n'a pas cette impression. Pour cette rentrée, les grands dossiers pour moi seront essentiellement la relecture des textes sur la profession de commerçant, également la rencontre gouvernement-secteur privé, la mise en place de la chambre des métiers et un certain nombre de conférences qui se dérouleront à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso".

Seydou Kaboré, ministre des Infrastructures et du Désenclavement : "Je suis traversé par un sentiment de gratitude envers le président du Faso et le Premier ministre pour m'avoir confié le département des infrastructures. Les infrastructures constituent un maillon assez important pour le décollage économique du Burkina Faso. Je sais qu'en la matière, le président du Faso a un vaste programme pour permettre aux Burkinabè de se rapprocher entre eux davantage et de mieux s'impliquer dans l'intégration sous régionale.

Je mesure l'ampleur de la tâche et je m'y emploierai avec professionnalisme et abnégation pour qu'on atteigne de bons résultats pour le peuple burkinabè!"

Laurent Sédégo, ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques :"Nos défis sont très nombreux et très importants au ministère de l'Agriculture. Je voudrais, avant tout, témoigner ma reconnaissance au président du Faso et au Premier ministre pour cette confiance. C'est certainement le signe que certaines choses sont en route, mais cela nous met au pied du mur face au défi de réussir, puisque nous avons pu commencer.

Nous allons redoubler d'efforts et nous espérons qu'avec le soutien de tous, nous parviendrons à mettre notre agriculture sur la route de la progression".

Clément Pengdwendé Sawadogo, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation : "Je voudrais d'abord dire merci aux premiers responsable du Burkina Faso, à savoir le chef de l'Etat, le Premier ministre qui m'ont renouvelé leur confiance pour que je continue les chantiers de l'administration du territoire et de la décentralisation. Les défis les plus préoccupants sont ceux qui ont trait à la décentralisation.

Liens Pertinents

Dans ce dernier trimestre de l'année, nous allons finaliser et opérationnaliser les transferts de compétences et de ressources aux communes et aux régions. Mon département doit assurer la tutelle de l'organisation de la fête du 11- Décembre. Nous avons commencé ce travail pour que la fête nationale puisse continuer dans son élan qu'elle a déjà pris. Il y a d'autres défis dont la gestion des frontières que nous allons poursuivre".

Emile Ouédraogo, ministre de la Sécurité : "J'ai le sentiment d'avoir une mission, un défi et beaucoup de challenges. C'est vrai que ce n'est qu' hier soir (mercredi 3 septembre 2008), mais j'ai le temps de voir les dossiers et d'ici la semaine prochaine, je saurai la conduite à tenir".

Ousseni Tamboura, ministre délégué, chargé de l'Alphabétisation et de l'Education non formelle :"Véritablement, il s'agit d'une continuité dans l'action. Nous remercions le président du Faso et le chef du gouvernement pour la confiance qu'ils nous ont renouvelée. Nous considérons cela comme un appel à redoubler d'efforts et nous nous engageons à faire davantage mieux".

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