Patrick St Pierre
5 Septembre 2008
Port Louis — Les femmes ont un rôle important à jouer au sein des administrations régionales. Les employés du conseil de district et des conseillers de village ont réfléchi sur cette possibilité la semaine dernière lors d'un atelier de travail tenu au conseil de district avec le soutien de Media Watch Organisation, du Réseau Gemsa et Gender Links et un plan de travail a été élaboré à leur intention. Il encouragera désormais les femmes à être partie prenante des décisions prises au sein du conseil et dans leur village.
Lors de cette réunion de travail, Loga Virahsawmy, la présidente de Gender and Media Southern Africa, a encouragé les participants à préparer eux- mêmes ce plan de travail. «Le gender action plan encourage la femme à s'investir dans la politique. Le protocole de la SADC stipule qu'il faut 50 % de femmes dans la politique d'ici 2015.
Nous devons commencer dès maintenant». Le conseil de district de Rivière-Noire est sur la bonne voie car Gender Links a constaté que les femmes sont plus nombreuses à l'Ouest qu'ailleurs, mais il y a encore du progrès à faire. D'où l'importance de ce plan d'action qui sera réalisé en deux étapes.
Dans un premier temps, les délégués ont décidé de mettre en pratique certaines décisions. Ils prévoient une journée de l'Entreprise afin d'encourager les femmes à créer une petite ou moyenne entreprise. Et ils estiment indispensable la présence d'une policière au poste de police la nuit pour prendre la déposition d'éventuelles victimes de violence domestique. Par ailleurs, Loga Virasawmy a noté quelques failles dans la région. «Il n'y a pas assez de collaboration entre les conseils des villages et la police.»
De plus, elle propose au conseil de district des boîtes de doléances dans les villages pour connaître le sentiment des administrés. Sur un tableau, les délégués ont noté quelques résolutions réalisables à long terme. Et pourquoi pas 50 % de femmes candidates aux prochaines élections villageoises ? L'affichage de la publicité sexiste pourrait être aussi bannie.
Ces mesures plaisent beaucoup à Roselyne Yong Shee, conseillère du district. D'accord, les femmes ont une différente opinion des hommes sur certains sujets. «Si plus des femmes siègent au sein d'un groupe, il y aura débat et nous apporterons notre contribution», affirme-t-elle.
Une chose est sûre, dit-elle, les choses vont bouger. Elle propose d'autres séminaires comme celui qui a été tenu dans le village. Elle est d'avis que beaucoup ne comprennent pas ce qu'est le gender.
A ce sujet, Soondren Karupudayyan, chef exécutif du conseil de l'Ouest, invite tous ceux qui ont assisté à ce séminaire d'en parler autour d'eux en attendant qu'on mette la dernière main au plan d'action en faveur des femmes.
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