Victor Sindeu frappe brutalement ses enfants pour les corriger.
Des morceaux de chair sur le sol, une mare de sang qui commence à coaguler. Le spectacle qu'offre le domicile de Victor Sindeu, samedi dernier, au quartier Essos est effroyable. Les cris de la petite Mimi enfermée dans la maison, alertent sa mère. Arnaud 14 ans et Stève 12 ans, sont couchés à même le sol. Chacun des garçons présente des blessures profondes. Affaiblis, ils ne parviennent pas à relater à leur mère ce qui s'est déroulé en son absence. Victor Sindeu, leur père, est l'auteur de ce forfait. La quarantaine à peine, il s'est rendu la veille à Douala, pour récupérer sa progéniture en fin de vacances scolaires. L'oncle chez qui les garçons ont résidé s'est plaint des cas de vol commis par ses neveux. Ce qui met Victor en colère.
De retour à Yaoundé, Victor Sindeu rend compte à son épouse, du comportement des enfants, ce qui engendre une dispute entre les deux époux. L'homme demande à son épouse de lui passer le piment qu'elle a écrasé la veille. Il récupère une machette et l'épouse paniquée, supplie son mari d'utiliser du piment plutôt que la machette. Agacé, il met Jeannette hors du domicile conjugal, en soulignant que c'est elle qui encourage une telle conduite dans sa maison.
Resté seul avec les enfants, le père les sermonne en leur promettant qu'ils ne s'en sortiront pas comme ça. Il sort la machette. Incapables de s'enfuir, ils sont neutralisés par leur père qui a pris le soin de fermer toutes les portes et les fenêtres de la maison. De 4 à 6 h. du matin, les enfants sont laissés au salon où ils perdent beaucoup leur sang. « Aucun voisin n'a pu intervenir. Pourtant, « l'un d'entre-deux m'a dit avoir entendu les cris vers 4 h », regrette Jeannette. C'est grâce à l'intervention de la soeur de Jeannette que les enfants ont été conduits aux urgences de l'hôpital Central où ils sont arrivés avec les membres meurtris. Des soins leur ont été administrés, par des médecins. Le sujet a suscité des conversations entre malades, visiteurs, et médecins, qui s'interrogent sur les raisons réelles de cet acte. Quant au père, il est porté disparu.
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