Michel Ferdinand
8 Septembre 2008
Le patron de l'Ouest Républicain, Michel Mombio, séjournerait au Secrétariat d'Etat à la défense à Yaoundé.
La famille de Michel Mombio, directeur de la publication du journal L'Ouest Républicain, canard paraissant à Bafoussam, est inquiète. Une attitude renforcée par le fait que les deux numéros de téléphone portable ne sont plus en service. Il en est ainsi depuis le 4 septembre dernier, date à laquelle Michel Mombio a été enlevé à Bafoussam par des gendarmes et conduit vers une destination inconnue. Les motifs de son interpellation n'ont pas encore été révélés.
Pour le moment, personne n'a de nouvelles de Michel Mombio. Mais, des sources concordantes affirment qu'il serait gardé à vue au Secrétariat d'Etat à la défense (Sed) à Yaoundé. Comment en est-on arrivé là ? La question continue d'être posée dans les milieux de la presse locale à Bafoussam. Par contre, tout ce que l'on sait, c'est que, le 4 septembre 2008, Michel Mombio, par ailleurs promoteur de ce qui tenait lieu de la "Maison de la presse" à Bafoussam, était en train de déménager des locaux de cette structure, logée, il y a quelques mois, au sous-sol de la maison du parti Rdpc à Bafoussam. Il venait d'y être expulsé par un responsable du parti des flammes. " Un pick-up non immatriculé de couleur blanche s'est garé derrière la maison du parti. Il y avait six personnes à bord, dont deux en tenue de gendarmerie. Les uns attendaient dehors quand les autres sont venus demander à la secrétaire si Michel Mombio était là ", témoigne Claude Tiatse Nkué, un collaborateur de Michel Mombio.
La scène, selon des témoins, s'est déroulée entre 9h30-10h. " Quand M. Mombio a décliné son identité, ces hommes l'ont happé. Je suis allé à la Légion de gendarmerie de l'Ouest pour savoir si c'est là-bas qu'on l'a conduit. Et un gradé m'a dit qu'il n'en savait rien du dossier ", poursuit Claude Tiatse Nkué. Le lendemain, des recoupements indiquent que Michel Mombio n'est plus à Bafoussam. Qu'il aurait été amené au Sed. Pourquoi ? Tout porte à croire que ses turpitudes seraient liées à un article paru dans l'édition N° 050 de l'Ouest Républicain, où la Une a été consacrée au ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Madeleine Tchuinté.
Dans ledit numéro, et sous la plume de Michel Mombio, l'Ouest Républicain laisse croire à ses lecteurs que Madeleine Tchuinté, native du même village que lui [Bayangam], aurait commis des "crimes" : " Depuis son entrée au gouvernement, cette célibataire endurcie prend sa revanche sur la vie, utilisant son poste ministériel pour soigner ses frustrations. Tout y passe. Nous inaugurons une série ici sur la vie de cette mal aimée ", plaque Michel Mombio au niveau du chapeau de son article. Le contenu du papier n'est pas moins agressif à l'endroit d'une pharmacienne, arrivée pour la première fois au gouvernement, le 8 décembre 2004. Le prochain article annoncé par l'Ouest Républicain, devait porter sur "Les commérages de Madeleine Tchuinté sur la famille présidentielle".
Michel Mombio est-il devenu subitement la cible des hommes en tenue ? Rien n'est moins sûr. Toujours est-il qu'en fin 2004, le Dp de l'Ouest Républicain et l'un de ses collaborateurs, Victor Kelbakal, ont séjourné dans une cellule de la brigade de gendarmerie de Nlongkak à Yaoundé. Ils y ont été placés en garde à vue par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif pour une affaire "d'arnaque, chantage et tentative d'escroquerie ", à l'endroit de l'ex-ministre de la Ville, Lékéné Donfack. En proposant deux "Une" différentes pour une même parution, au cas où Lékéné Donfack débloquait ou non une somme de 2 millions de Fcfa. Les deux ont finalement été relaxés par la police et la justice. Un autre feuilleton, semble-t-il, vient de s'ouvrir avec le Dp de l'Ouest Républicain.
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cet individus qui se fait passer pour un journaliste est affamé qui cherche comment s'embellir les poches en effet comment peut il parler de crime sans pour autant évoquer ces crime .je pense que le ministre est victime d'un complot qui tente à vouloir la déstabiliser dans son travail .en effet elle a fait du ministère de la recherche scientifique un espoir pour nous jeunes camerounais,nous avons pas besoin de ces types d'information venant de la presse le pays a trop de problème pour s'occuper des futilités alors laisser le ministre faire son travail et faites le votre car… [Read Full Text]