Josy Mauger
17 Septembre 2008
Trop forte, la demande favorise la prolifération des établissements hors la loi.
« Certes, l'offre est inférieure à la demande qui s'accroît chaque année davantage. Mais, cela ne donne pas le droit aux promoteurs de faire n'importe quoi ». Jean Jules Ebongue Ngoh, délégué provincial des Enseignements secondaires pour le Littoral fait allusion à la multiplication d'établissements clandestins dans la ville de Douala. Selon lui, c'est l'une des causes à la prolifération de ces établissements. « La demande en matière d'établissement publics est plus forte que l'offre dans les zones urbaines », explique-t-il. L'autre raison de la croissance des établissements illégaux est la recherche effrénée du gain facile par leurs promoteurs. « Ils veulent se faire de l'argent sur le dos des parents », déclare Jean Jules Ebongue Ngoh. Il explique que le gouvernement a fait des efforts pour la création des lycées et collèges d'enseignement secondaires (CES) ces derniers temps.
Malheureusement, parmi ces établissements créés, certains n'ont pas été construits par manque de terrain. Il cite par exemple les cas du lycée bilingue de New-Bell, le lycée de Mboppi, celui de la cité Sic ou encore le Cetic de l'arrondissement de Douala V. Tous ces établissements devraient être construits mais alors, le manque d'espace dans la ville fait défaut. « Le gouvernement ne peut pas construire dans les marécages ou sur des sites réduits comme le font certains promoteurs d'établissement clandestins », explique-t-elle. C'est même pour cela entre autres que leurs établissements sont taxés de clandestins. Car, il faut au moins posséder une superficie de près de 2500 mètres carrés pour prétendre construire un établissement. En dehors de cela, le terrain doit être viable en bon état et non pas litigieux comme la plupart sur lesquels ont été érigées ces écoles.
« Nous ne pouvons pas donner d'autorisation si le site ne respecte pas les normes, or les promoteurs implantent leur établissement n'importe où », indique le délégué. Selon lui, les pouvoirs publics ont tendu la main à ces promoteurs pour être en règle et ils se sont souvent défilés. Résultat, dans la ville de Douala, beaucoup d'établissements clandestins foisonnent. Jean Jules Ebongue Ngoh avoue ignorer le nombre exact de ces écoles. « On les découvre au jour le jour. Lorsque nous fermons ici, quelqu'un d'autre ouvre là », regrette-t-il. Pour lui en dehors de la lutte qu'ils mènent, la communauté doit aussi être sensibilisée. Le parent doit être éveillé et combattre aussi ces écoles clandestines. Il doit se renseigner sur l'établissement avant d'inscrire son enfant », dit-il. Le délégué explique que la lutte contre ces écoles va s'intensifier d'ici peu.
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