Kinshasa — La clinique juridique en faveur de victimes de violences sexuelles et autres violations des droits de l'homme a été installée le jeudi 18 septembre 2008, à Kamituga, à plus de 150 km au Sud-Ouest de Bukavu, province du Sud-Kivu.
Un projet accueilli avec joie par les bénéficiaires dans la lutte contre l'impunité et vu l'ampleur de violences sexuelles dans le territoire de Mwenga, constate radiookapi.net. Le projet financé par la Coopération canadienne au développement a été conçu par le Bureau des Nations unies pour les droits de l'homme, avec l'appui de l'UNFPA et de l'Unicef, au profit du Centre africain pour la paix, la démocratie et les droits de l'homme (CAPDD), une ONG locale, antenne de Kamituga. L'installation de cette clinique juridique a été accueillie avec soulagement dans la cité d'autant plus que Kamituga connaît aujourd'hui un taux élevé de violences sexuelles. L'ONG CAPDD enregistre actuellement 66 cas de femmes victimes. 20 autres cas sont encore au niveau des enquêtes policières. Une des femmes membres exprime toute sa gratitude, : «Pour les mamans victimes de viol, elles pourront enfin bénéficier de conseils pour sortir du traumatisme. Elles pourront être guidées vers des soins.
Beaucoup d'entre elles sortiront alors de leur réserve, car trop souvent, elles se cachent. Avec l'animation assurée par le centre, elles viendront en voyant le bureau ouvert pour elles». Pour Mme Léonie Wakubenga de la commission territoriale de lutte contre les violences sexuelles à Mwenga, depuis plus de six ans, on enregistre dans cette partie du Sud-Kivu un taux élevé de victimes, avec plus de 4.500 cas de femmes violées. Après avoir remis de l'équipement pour ce centre pilote au Sud-Kivu, le coordonnateur du volet juridique et judiciaire dans ce projet du bureau des Nations unies pour les droits de l'homme a montré l'importance de la clinique dans la lutte contre l'impunité.

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