Kinshasa — Le 5 octobre 2008, le monde a célébré la journée des enseignants. Dans une déclaration conjointe, l'Unesco, le Bureau international du travail, le PNUD, l'Unicef et le président international de l'éducation estiment que 2 millions de nouveaux postes et 18 millions d'enseignants supplémentaires sont nécessaires dans le monde si l'on veut réaliser l'enseignement primaire universel d'ici à 2015. L'Afrique, à elle seule, a besoin de 4 millions d'enseignants.
Hier dimanche 5 octobre, le monde a rendu hommage au rôle essentiel que jouent les enseignants en dispensant aux enfants, jeunes et adultes, une éducation pertinente et appropriée.
Dans une déclaration conjointe, Koïchiro Matsuura, directeur général de l'Unesco, Juan Somavia, directeur général du BIT, Kemal Derviº, administrateur du PNUD, Ann M. Veneman, directeur exécutif Unicef, Thulas Nxesi, président international de l'éducation, ont affirmé que de nombreux pays souffrent d'une grave pénurie d'enseignants, puisqu'on estime que 2 millions de nouveaux postes et 18 millions d'enseignants supplémentaires sont nécessaires dans le monde si l'on veut réaliser l'enseignement primaire universel d'ici à 2015.
Dans certains pays, indiquent-ils, ces chiffres représenteraient une augmentation de plus de 280% du corps enseignant. Un nombre encore plus important d'enseignants sera requis pour assurer comme il convient l'enseignement secondaire, supérieur, technique et professionnel, ou encore l'éducation non formelle. Ces chiffres seront encore plus élevés si l'on veut que tous les enseignants disposent d'une qualification complète et adaptée aux niveaux d'enseignement dont ils sont chargés et aux matières qu'ils enseignent.
Même lorsque le nombre global d'enseignants est suffisant, certaines zones isolées et défavorisées peuvent, de par le monde, être confrontées à des problèmes tenaces de recrutement et de maintien en poste des enseignants. Cette pénurie d'enseignants qualifiés est l'un des plus grands défis à relever pour atteindre les objectifs de l'Éducation pour tous (EPT).
Le corps enseignant est, en outre, confronté au défi qui consiste à dispenser une éducation de qualité répondant aux nouvelles exigences du XXIème siècle. Les besoins économiques, sociaux, scientifiques et technologiques, les problèmes du développement durable et de la réduction de la pauvreté et les questions qui s'y rapportent, à savoir, celles d'un travail décent pour tous, de l'épidémie du SIDA et de la violence en milieu scolaire, ont une incidence croissante sur la profession. Le fait que les femmes représentent la majorité du corps enseignant au primaire et qu'elles soient souvent touchées de manière disproportionnée par ces problèmes en accentue encore l'incidence potentielle. La question du genre doit donc être au coeur des solutions.
Tout au long du processus d'élaboration des politiques, il est essentiel de garantir le dialogue social entre les parties prenantes, notamment les décideurs, les enseignants et leurs organisations. Le dialogue social contribuera à créer un consensus et un sentiment d'appropriation au niveau national en vue d'une mise en oeuvre plus efficace des politiques relatives aux enseignants.
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