Simon Pierre Etoundi
6 Octobre 2008
La 8eme édition du Grand prix international Chantal Biya s'est achevée hier à Yaoundé, consacrant la victoire du Français Thomas Rostollan (Team Allier-France)). Mais ce n'est pas lui qui a franchi en premier la ligne d'arrivée au Boulevard du 20 mai. C'est plutôt l'Allemand Serges Herz (Nordland-Allemagne) qui a remporté la troisième et dernière étape de ce grand prix. Toujours est-il que c'est bien Thomas Rostollan qui est le vainqueur final de la compétition. Même s'il faut dire que dans l'absolu, le vrai vainqueur du Grand Prix Chantal Biya c'est la compétition elle-même.
En effet, cette course semble être arrivée à maturité et a permis cette année de faire apprécier les progrès du Cameroun en matière d'organisation. En tout cas, ce n'est pas la pluie qui s'est abattue hier en début d'après-midi sur la capitale à l'arrivée de la caravane qui est parvenue à ternir les fastes du 8e Grand prix Chantal Biya. De l'avis général, cette compétition s'est déroulée dans de bonnes conditions. Les couacs enregistrés lors des dernières compétitions cyclistes au Cameroun ont été moins nombreux que d'habitude. La 8e édition du Grand prix international a surtout marqué les esprits par la présence en grand nombre de plusieurs entreprises camerounaises, qui ont pris une part active à l'organisation de la compétition.
Pourtant l'absence des sponsors au cours des dernières années avaient été le talon d'Achille du cyclisme camerounais qui devait alors se débrouiller avec les moyens du bord pour ne pas sombrer définitivement. Seules quelques entreprises faisaient de la résistance et continuaient à soutenir la petite reine. En observant la fiche de présentation de l'édition 2008 du tour cycliste, on ne peut s'empêcher d'apprécier la participation de plus d'une vingtaine de partenaires.
Cette mobilisation massive d'énergie et de moyens peut permettre au cyclisme camerounais de reprendre du poil de la bête. En tout cas, le 8e Grand Prix international Chantal Biya a démontré que les attentes étaient nombreuses au niveau du public qui a pris part en masse à la fête. Sur l'ensemble du parcours qui a conduit la caravane dans les principales villes de la province du Sud, l'engouement des populations était très important. Une aubaine pour les sponsors qui ont ainsi pu vendre leur image.
Compétition populaire par excellence, le cyclisme permet en effet de toucher un nombre important de personnes. L'expertise des entreprises est transportée le temps d'une course, même dans les coins traditionnellement peu accessibles. En ce sens, les partenaires de la Fédération camerounaise de cyclisme ont gagné au change. Mais il faut tout de même relever, que si les sponsors ont souvent fait défaut, c'est parce qu'ils ne trouvaient pas leur compte. Pendant longtemps, aussi bien sur le plan purement sportif que sur le plan structurel, le cyclisme camerounais tournait au ralenti.
Aujourd'hui, il semble mieux se porter. Et ce n'est pas un hasard si des entreprises associent à nouveau leur image à la petite reine. Toujours est-il que les observateurs s'interrogent toujours pour savoir s'il s'agit d'un retour définitif, ou s'il ne s'agit que d'une présence circonstancielle. Vivement que non ! Davantage, il est question pour la Fédération camerounaise de cyclisme de créer un climat de confiance autour de ses activités pour bénéficier des soutiens nécessaires.
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