Cameroon Tribune (Yaoundé)

Cameroun: Les sponsors de nouveau en piste-Les annonceurs se bousculent aux portillons de la fédération et sur les routes.

B.M

6 Octobre 2008


Sur les routes de la province du Sud, on n'a pas seulement assisté aux duels épiques entre coureurs français et cyclistes camerounais. Le public a également eu droit à la « guerre » des assureurs et à la lutte d'influence que se livraient à distance deux « pétroliers », partenaires de la Fédération camerounaise de cyclisme. Seul Camtel, seule entreprise de son secteur, celui des télécommunications, évoluait en « solo ». L'opérateur de téléphonie, sponsor de la 8eme édition du Grand prix international Chantal Biya, et des autres activités de la fédération pour les douze prochains mois, vient de convoler en justes noces avec la Fecacylisme.

Le montant de la dot n'est pas encore connu. On espère qu'il sera dévoilé un jour par souci de transparence. Après avoir tourné le dos au cyclisme, ce sport exerce de nouveau un chimiotactisme positif sur les sponsors.

A côté de Camtel, la SNH et Tradex, deux entreprises du secteur des hydrocarbures, soutiennent la petite Reine. L'engagement de SNH va même au-delà d'un soutien ponctuel, la société encadre SNH vélo club, la plus grande équipe cycliste du pays, voire du continent. Flaubert Douanla, Damien Tekou, Yves Ngué Ngock, Sadrack Teguimaha, Martinien Tega, les grands noms du cyclisme camerounais, sortent de ses « cubes ». Les sociétés d'assurances ne sont pas en reste dans cette effervescence.

Elles profitent de la fenêtre et de l'exposition qu'offre le cyclisme pour s'afficher et vendre leurs produits. Alpha, Samaritan et Samris ont rejoint la grande famille du cyclisme au grand bonheur de François Njelé, président de la fédération, catalyseur de ce renouveau. Seul hic à l'heure de la gouvernance moderne: les contributions des uns et des autres restent des « secrets défense ». La quote-part des sponsors pourrait, par exemple, servir au développement de la discipline qui recrute de plus en plus d'adeptes.

Le potentiel est là. Il faut seulement le développer et le capitaliser. Les fédérations sportives peuvent trouver, si elles se donnent la volonté, des ressources pour financer leurs activités et non plus se tourner automatiquement vers la tutelle qui n'est plus une vache à lait qu'on vient extraire en cas de besoins. Les exemples de la Fédération camerounaise de karting, de la Fecacyclisme et de la Fécafoot -qui en plus fait un effort pour communiquer sur les chiffres même s'ils sont contestés- sont à cet égard édifiants. La reprise économique se ressent à travers de tels signes. Aux autres de savoir lire justement sur les signes.

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