7 Octobre 2008
Kinshasa — Depuis samedi 4 octobre, les infirmiers ont durci le ton, abandonnant même le service minimum. Plusieurs cas de choléra restent sans suivi et le médecin est submergé par le travail à l'hôpital général de référence.
Le médecin directeur de l'hôpital redoute le pire au cas où cette situation perdurait, rapporte radiookapi.net Les infirmiers ont marché à travers la cité de Minova, le samedi 4 octobre dans la matinée, pour manifester leur mécontentement. Ils ont arrêté le service minimum qu'ils assuraient depuis le début de la grève.
Selon le docteur Tarcisse Singa, médecin directeur de l'hôpital, les infirmiers de Minova, à l'instar d'autres à travers le pays, réclament leur mécanisation et la régularité de leurs salaires, en plus de la simple prime leur octroyée jusque là. Ils réclament aussi la prime de risque.
Ces infirmiers regrettent de ne pas avoir tous ces avantages, contrairement à leurs collègues de la zone de santé voisine de Kirotshe. Entre-temps, 18 patients atteints du choléra, qui s'est déclenché depuis l'afflux des réfugiés, restent sans suivi.
Déjà deux cas de décès enregistrés. Et il n'y a pas d'infirmiers pour recevoir de nouveaux cas. Le médecin dit être au four et au moulin et craint le pire d'ici là.
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