Cyrille Zoma
9 Octobre 2008
Le samedi 04 octobre 2008, alors qu'une partie des enseignants et des responsables en charge de l'éducation célébraient la semaine nationale de l'enseignant du primaire, les syndicats d'enseignants, leurs militants et sympathisants, eux, commémoraient la journée de l'enseignant. Ceci, à travers une conférence-débats qui s'est déroulée dans la salle de conférences des enseignants du Boulkiemdé.
Selon le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l'éducation de base (SYNATEB) du Boulkiemdé, Madi Bonkoungou, et représentant la coordination des syndicats de l'enseignement, la célébration de la Journée de l'enseignant se déroule, cette année, dans un contexte de sensibilisation et d'interpellation des autorités en charge de l'éducation, mais aussi des autorités et décideurs politiques, sur les conditions de vie des enseignants. Il a rappelé que cette journée a été lancée en 1994, à Koudougou même, par le secrétaire général de l'UNESCO d'alors, Frederico Mayor.
L'objectif était, et demeure toujours, de magnifier la fonction enseignante. Loin d'être une fête, cette journée, pour les structures syndicales et tous ceux qui se battent pour l'amélioration des conditions de vie des enseignants, est une occasion pour interpeller et sensibiliser les autorités et les décideurs politiques sur l'urgence de revaloriser la fonction du personnel d'enseignement.
Aussi, Madi Bonkoungou voit en l'organisation de la semaine de l'enseignant du primaire par le MEBA, une récupération de l'esprit et des acquis de la Journée de l'enseignant commémorée depuis 1994 en collaboration, ces dernières années, avec le Cadre de concertation des associations et ONG actives en éducation de base (CCEB).
A travers cette journée, les organisateurs entendent amener tout un chacun à comprendre que l'instituteur est un maillon essentiel conduisant au développement. Aussi, leur voeu, au niveau du groupe syndical, est que le temps de formation dans les ENEP soit revu à la hausse et qu'il soit accordé plus de considération et de respect aux acteurs de cette fonction.
"Aujourd'hui, on doit se rendre compte qu'on n'éduque plus, on alphabétise ; et cela est tributaire du niveau de recrutement, du temps et de la qualité de la formation dispensée aux futurs maîtres", a fait remarquer le SG de la section provinciale du SYNATEB du Boulkiemdé.
La conférence avait pour objectif d'amener les enseignants à s'approprier cette journée, qui est la leur. Présentée par le Docteur Maxime Compaoré, chargé de recherche à l'INSS/CNRST, la conférence a abordé trois thèmes à savoir : l'enseignant dans notre histoire, le rôle de l'enseignant aujourd'hui et la revalorisation de la fonction enseignante.
A noter que le maire de Koudougou, Seydou Zagré, le DREBA-CO, Théophile Zongo, et le DPEBA du Boulkiemdé, Etienne Kaboré, sont venus apporter leur soutien aux responsables syndicaux et aux participants.
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