Republic of Togo (Lomé)

Togo: Bawara met en avant un "bilan qualitatif"

10 Octobre 2008


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Avant la fin de ce mois, il y aura une première réunion du groupe d'accompagnement pour permettre à la fois de baliser le terrain et dégager une feuille de route, avec la séquence, les moyens nécessaires, le rythme, les acteurs impliqués.

Ces engagements sont-ils tous prioritaires, ou allez-vous les exécuter suivant le plan d'urgence de trois mois dont parlait le Premier ministre ?

Je ne peux par avoir une vision différente de celle tracée par le Premier ministre. Je dirais même que le processus de préparation de la conférence de Bruxelles nous a aidés à prendre conscience de ce que, dans le flot des attentes et des besoins des populations togolaises, il faut aller par séquence. C'est dans cet esprit-là que, pour préparer Bruxelles, nous avons élaboré un programme d'urgence conforme à ce que le Premier ministre a adopté. Nous avons adopté un plan intérimaire d'actions prioritaires qui est un peu plus large que le programme d'urgence qui cible un nombre extrêmement limité de secteurs dans lesquels nous pouvons déployer immédiatement des actions et produire des résultats tangibles.

Nous savons que tout est prioritaire aujourd'hui, parce qu'avec la dégradation des infrastructures de base et des services sociaux, chacune des catégories socioprofessionnelles s'attend à ce qu'on puisse commencer par donner un début de réponse à ses besoins.

La réduction de la pauvreté, cela demande beaucoup d'argent. Voilà qu'au moment où les partenaires ont des intentions de nous aider, une crise financière s'abat sur l'Occident. N'avez-vous pas des craintes sur le déblocage des fonds dans ce sens ?

C'est justement la raison pour laquelle je disais qu'il faut compter d'abord sur les effets des Togolais. C'est clair que la crise financière, qui touche particulièrement les Etats-Unis et les pays européens, aura une incidence, ne serait-ce que dans l'amenuisement des budgets des Etats, et donc dans la fourniture de l'aide au développement. Il est difficile de voir que, face aux contraintes budgétaires auxquelles certains pays partenaires vont faire face, ils puissent maintenir leurs ambitions qui étaient notamment celles de faire en sorte que 0,7% du PIB soit consacré à l'aide publique au développement. Cela va toucher également le commerce de façon générale. Il y a beaucoup de pays africains qui commençaient à lever des ressources sur le marché international. Il est évident que cette crise financière aura un impact, mais c'est à chacun d'être vigilant et de travailler de sorte que les impacts négatifs puissent être atténués.

Nous, nous allons poursuivre ce que nous avons toujours fait, c'est-à-dire maintenir un dialogue continu avec les partenaires au développement. Et de faire en sorte que la dynamique qui s'est enclenchée depuis quelques années, et qui s'est amplifiée surtout à la suite de la conférence de Bruxelles ne s'estompe pas.

Quelle sera la prochaine étape de cette opération de charme du Togo vers ses partenaires pour pouvoir diminuer la pauvreté dans le pays ?

C'est un travail continu. La prochaine étape immédiate sera la réunion du groupe d'accompagnement qui a été préconisée par la réunion de Bruxelles. Nous espérons qu'avant la fin de ce mois, en tenant compte de l'agenda international, nous aurons une première réunion du groupe d'accompagnement, et nous voulons sortir de cette première réunion avec des idées très claires concernant les termes de référence de ce groupe et un certain nombre de priorités immédiates. Il y a le renforcement des capacités, la question de l'assainissement et des infrastructures, la possibilité de mise en place d'un mécanisme innovant de financement du programme d'urgence du gouvernement...

Mais cela va être combiné avec des missions auprès de certains partenaires, afin de vérifier le niveau des enveloppes et des promesses qui ont été faites.

Résidences Les Cocotiers

Une délégation gouvernementale en visite de reconnaissance

Passé l'étape d'une étude d'impact environnemental exigé par les autorités togolaises, le projet dénommé «La Résidence Les Cocotiers» a retrouvé son ambiance d'exécution des travaux depuis près d'un mois. Avec au décompte, treize villas en germination. C'est ce qu'a constaté de visu hier la délégation ministérielle composée des ministres Pascal Bodjona, Batienne Kpabre-Silly, Guy Lorenzo et conduite par le porte-parole du gouvernement. Plutôt une visite de reconnaissance du chef-d'Å"uvre, au regard des camps de contestation qui se sont spontanément activés depuis le démarrage des travaux courant mai 2008. «Le gouvernement dans un souci de respecter toutes les opinions - parce qu'il n'a pas le monopole de la vérité - a, par la voie du ministre de l'Environnement, exigé que la loi soit appliquée dans toute sa plénitude. Une étude a été recommandée sur l'impact environnemental et cela a duré, conformément à la loi, tout le temps pour que les gens qui s'opposent puissent aussi écrire. Aujourd'hui, il y a un résultat qui a fait porté l'adhésion des populations à près de 80%. Si l'étude avait donné une opposition totale au projet, le gouvernement se soumettrait à la volonté des populations», a-t-il précisé.

Pendant la phase d'exploitation, les promoteurs envisagent employer à peu près 150 personnes, sans l'hôtel. Avec le personnel de l'hôtel, ce nombre tourne autour de 500 personnes, précise Charles Aquéréburu, secrétaire général de la Société togolaise de développement touristique et hôtelier (STDTH). De quoi faire vivre toute une famille à partir de ce programme hôtelier, et accompagner le tourisme national désormais remis à l'avant-garde des priorités des secteurs économiques par le gouvernement. Avec l'actuelle étape de construction, le projet emploie une main-d'Å"uvre locale grandissante, de 140 à 300 personnes.

«La Résidence Les Cocotiers» a été conçue comme un lieu de vie et de partage, afin que chacun s'y sente comme au cÅ"ur d'un petit village. Elle disposera de piscines avec restaurant et bar, des allées arborées et fleuries qui longent des jardins privatifs. Située en front de mer, dans un cadre naturel verdoyant et calme, le joyau hôtelier s'étend sur près de 10 hectares tout le long d'une magnifique plage de sable fin bordée de cocotiers. Les villas comportent des chambres, des séjours, des auvents, des porches. Sans oublier les dégagements, les cuisines, etc. D'une superficie de 95 à135 m' habitable, les villas sont d'un style architectural élégant et moderne et offrent aux résidents tout le confort et les services souhaités.

Liens Pertinents

Rappelons que la société promotrice, STDTH, a bénéficié d'un bail immobilier de 90 ans, accordé par le gouvernement togolais.

Interview de Alain Grosman

«Nous venons au secours des écoles de la Savane»

Ancien du rallye Paris-Dakar, cet alsacien s'est spécialisé depuis près de vingt ans dans l'action l'humanitaire à la tête de l'organisation Ecoles du désert qui distribue, sans publicité médiatique, des fournitures scolaires dans les milieux les plus pauvres d'Afrique. Lors de son passage à Lomé, il s'est ouvert à votre journal.

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