Après un concert enflammé à l'Institut français, Wasis Diop a prolongé sa soirée de samedi dans le cadre plus intimiste du Just 4U. On pouvait le croire fatigué après trois heures de scène, mais égal à lui-même, il a régalé son second public.
Pour la deuxième soirée d'affilée, le lieu n'a pas désempli. Le chanteur a servi une prestation douce, dans une ambiance détendue, avec des sonorités légères comme des volutes de fumée. Wasis a alterné les vieux et les anciens morceaux de son répertoire : Judu Bèk, No Sant, African Dream, etc.
Dans un style musical moins électrisé, transparaît alors toute la puissance vocale du chanteur. Cette voix gorgée de borborygmes qui transporte loin, dans les sables mouvants du Ténéré, entres les ruelles de Colobane.
Toujours aussi provocateur, il lance, assis sur son tabouret, guitare sèche en bandoulière : 'Vive la Sénégambie', 'Il fait savoir jouir du bonheur des autres', en allusion certaine à la déroute de 'Lions' du foot. Après un après-midi difficile, sa musique composite, aux accents celtes, est un doux réconfort, qui balaie -(le temps d'un concert ?)- les déceptions les plus tenaces.
Six mois après la sortie de son dernier album Judu Bék, Wasis Diop a donc retrouvé ce week-end, avec succès, la scène dakaroise.

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