15 Octobre 2008
Kinshasa — Du 29 septembre au 4 octobre 2008 s'est tenue la semaine du ruban rose à Ouagadougou (Burkiana Faso). Dédiée à la lutte contre le cancer du sein, elle a consisté en un espace focal de dépistage et de formation dirigé par des spécialistes en la matière. Un cocktail de clôture de la semaine, initiée par l'Association Kimi, a eu lieu le mardi 7 octobre 2008.
Le ruban rose est le symbole international utilisé par les personnes, les entreprises, les organisations qui s'impliquent dans la sensibilisation au cancer du sein. Ses objectifs sont : prévenir, détecter, traiter et prendre soin.
La semaine du ruban rose a été initiée au Burkina Faso du 29 septembre au 4 octobre 2008 par l'association Kimi. Au dire de la présidente Sika Kaboré, son association d'aide à la santé préventive entend ainsi : sensibiliser les femmes à la nécessité du dépistage précoce du cancer du sein, susciter une prise de conscience individuelle et collective sur l'ampleur du phénomène et lancer une chaîne de solidarité à l'échelle nationale afin de rendre supportables les coûts de la prise en charge des patients et de ces pathologies.
Durant la semaine, les techniques d'autopalpation mammographique ainsi que toutes les informations sur le cancer du sein ont été apprises aux visiteurs de l'espace focal (voir encadré) par ces spécialistes issus de diverses structures sanitaires de la capitale.
Selon Sika Kaboré, la semaine du ruban rose se veut une composante d'octobre rose ; octobre étant le mois dédié particulièrement à la mobilisation en faveur de la lutte contre le cancer du sein.
Le premier bilan fait de cette semaine est plus que satisfaisant pour la présidente de Kimi, car plus de 2.500 femmes et une trentaine d'hommes ont visité l'espace focal mis en place et environ 390 bulletins d'examens ont été délivrés. « D'après nos contacts avec les radiologues partenaires de l'opération, il faut craindre la présence de modules malins », a-t-elle précisé.
Le cancer du sein est la plus fréquente des maladies bénignes de la femme, surtout au-delà de 65 ans. 70% des cancers de seins surviennent sans risque apparent, d'où la nécessité de surveillance de toute femme dès l'âge de 40 ans. Pour ce faire, il est recommandé l'autopalpation mensuelle des seins, un examen médical annuel du sein, et une mammographie tous les 2 ans à partir de 40 ans.
Et Sika Kaboré de souligner qu'un nombre important de femmes meurent de cette maladie faute d'un diagnostic précoce ou d'une prise en charge conséquente. C'est pourquoi, elle a préconisé la mise en place d'un programme national de lutte contre les cancers de la femme. Le cocktail de clôture placée sous la direction de Mme Priscille Zongo, épouse du premier ministre, a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement et de l'Assemblée nationale.
La présidente de Kimi a exhorté les entreprises d'organisations à s'investir dans cette action à l'exemple de la société de brasserie Brakina qui a décidé de mettre le ruban rose chaque année durant le mois d'octobre sur toutes les bouteilles de sa production et d'en reverser un pourcentage de la vente à Kimi pour soutenir les malades ; l'autopalpation reste la meilleure voie de détection de la maladie bénigne.
A travers le dépistage précoce et une prise en charge conséquente des malades du cancer de sein, nul doute qu'aucune fleur ne sera faite au mal.
Copyright © 2008 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.
Read comments. Write your own.