Port Louis — Ils n'allaient plus au jardin d'enfants à cause des installations de jeux vétustes. «Jeunes en marche» a eu le soutien de l'Association des Mauriciens en Suisse, d'Air Mauritius et du député Sunil Dwarka. Grâce à cet élan de solidarité, les gosses ont pu remonter sur leurs balançoires.
Les gosses de la cité d'Anoska ont retrouvé le plaisir de jouer dans le jardin d'enfants de la localité après cinq ans. Grâce aux efforts entrepris par l'Association des Mauriciens en Suisse (AMES) et la participation d'un groupe de Curepipe connu comme Les jeunes en marche, grâce aussi au soutien d'Air Mauritius et de Sunil Dwarka, le député de la circonscription.
AMES a levé des fonds en organisant une soirée en Suisse et des bénévoles ont contribué financièrement pour réaliser ce projet. Cet espace de jeux a été inauguré le 31 août 2001. Les enfants en étaient privés parce que les installations des jeux qui s'y touvaient après leur relogement, sont devenues aujourd'hui vétustes.
Ricarl Pierre-Lois, président des Forces-Vives de la cité Anoska, (FVCA), est catégorique : «J'ai honte d'avoir à le dire. Les autorités mauriciennes, le conseil des districts surtout, ont lamentablement failli dans leur tâche. Les enfants n'auraient pas retrouvé la joie sans le soutien de ce groupe et les initiatives de certaines personnes».
L'autre projet qui retient l'attention des habitants est l'ouverture du centre communautaire de la localité qui est en rénovation . Bénéficiant de l'aide du député Eric Guimbeau, es habitants sont confiants de pouvoir compléter les travaux en cours avant les fêtes de fin d'année. «Ce sera l'occasion de recommencer sur de nouvelles bases. Mais avec plus de rigueur cette fois», précise le président. Pour qu'il n'y ait pas une gestion inefficace, dit-il.
Un comité de volontaires
Pour y arriver, un comité composé de volontaires d'autres régions organisera sur une base mensuelle une réunion entre Les FVCA et l'aile féminine de la cité Anoska pour évaluer les projets en cours. «Nous voulons que chaque habitant se sente partie prenante de ce qui se passe dans la cité pour l'épanouissement des habitants».
Anderson Azie, le bras droit de Ricarl Pierre-Louis, n'a qu'une seule chose en tête : accorder une attention particulière aux enfants non scolarisés de la localité. Il a sollicité l'aide de SOS village pour sensibiliser leurs parents et pour un programme de travail étalé sur une année scolaire. «L' éducation est une arme redoutable pour aider à sortir de la misère. Nous allons mobiliser toutes les ressources disponibles pour atteindre notre objectif».
Ricarl Pierre lance un appel aux animateurs des spéciales vacances pour qu'ils s'intéressent aux enfants de la cité d'Anoska pendant les vacances scolaires de décembre. «Ils seront certainement heureux de découvrir de nouveaux cnetres d'intérêt, insiste-t-il.
Bientôt cet espace déserté par les gosses retrouvera la joyeuse ambiance d'antan.

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