B.M.BAKUMANYA
21 Octobre 2008
Kinshasa — En RDC, les gouvernants tardent à comprendre que les investisseurs décideront un jour de voir ailleurs. Le groupe Forrest est bien connu en RDC parce que bien implanté dans le Katanga dans le secteur minier. Sa cimenterie, Cilu, couvre près de la moitié de la demande locale du ciment. Un opérateur qui a versé 46.833.000 Usd, au titre de fiscalité liée à ses activités.
Actif en RDC sans discontinuer depuis 1922, le Groupe Forrest emploie au 15 mai 2008, près de 15.000 personnes en écrasante majorité de nationalité congolaise.
L'homme d'affaires belge vivant à Lubumbashi va investir 294 millions de dollars en Namibie. Sans donner plus des précisions, la société souligne que l'investissement doit servir à développer trois pôles d'activités dans le pays. Georges Forrest compte en fait élargir son champ d'action en Afrique.
Déjà bien établi au Congo où il exploite dans la région du Katanga des mines de cuivre et de cobalt et des cimenteries, l'homme d'affaires belge vivant à Lubumbashi va investir 294 millions de dollars en Namibie. Il l'a fait savoir la semaine dernière sans donner plus de précisions.
L'arrivée de Forrest en Namibie est stratégique. D'une certaine façon, cette diversification géographique lui permet d'atténuer le risque d'avoir une majorité de ses investissements au Congo. Alors que l'ancien Zaïre est en pleine instabilité politique, la Namibie connaît un climat plus serein. Ses infrastructures sont par ailleurs jugées par le groupe comme «impeccables».
Concrètement, l'arrivée du groupe Forrest en Namibie va se concentrer sur trois pôles d'activités: le secteur minier, l'énergie et le ciment. La cimenterie que le groupe envisage de construire dans la région de Karas dans le Sud du pays, aura une capacité annuelle d'un million de tonnes.
Sa production sera essentiellement destinée au marché local. L'intérêt pour le secteur du ciment dans la région vient également de la préparation en Afrique du Sud du Mondial de football 2010. Un événement planétaire qui nécessite d'ores et déjà d'énormes infrastructures.
Les premières estimations évoquent pour les besoins liés à l'organisation du Mondial en Afrique du Sud des investissements de 20 milliards USD. Dans ce secteur, le groupe vient d'enregistrer l'arrêt des activités de son usine de ciment à la suite d'une pluie diluvienne. En projet, Cilu projetait de tripler sa production pour atteindre voire dépasser le million de tonnes par année.
Dans le secteur minier, le groupe Forrest, est plus vague. Il parle uniquement «d'une société d'envergure». Sans plus. Visiblement, le groupe s'apprête à mettre la main sur un acteur dont une partie du capital est côté en Bourse. La presse locale a un moment évoqué un gros joueur dans le domaine de l'uranium mais l'information a été démentie.
Forrest va finalement participer à la construction d'une centrale hydroélectrique sur la rivière Kunene. Une nouveauté dans la mesure où, le groupe ne s'était pas investi dans le secteur par le passé.
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