Fatou K. Sene
27 Octobre 2008
'Le président Senghor voulait faire du Sénégal la Grèce de l'Afrique, il m'a remarquée par la danse et a voulu avoir l'opinion d'un connaisseur. Senghor était invité en Belgique et j'étais dans la délégation.
J'ai donné un cours en 1975 à Mudra à Bruxelles, c'est là que la rencontre s'est faite avec Maurice Béjart. L'Unesco lui avait demandé de faire un centre de formation en Afrique et comme il y avait un embryon qui se développait au Sénégal, il a voulu le faire ici.
Maurice Béjart m'a aidé à donner ses lettres de noblesses à la danse africaine. Car à l'époque il n'y a pas beaucoup de gens qui y croyaient. Aujourd'hui l'héritage est visible.
Une étoile ne meurt jamais. Mudra Afrique a fermé ses portes, mais cela m'a donné l'idée de continuer la formation des danseurs africains. Cela a donné l'Ecole des sables de Toubab Dialaw.'
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