Le patron de Dte-Sa craint de voir ses efforts noyés par le marché parallèle. Il a lancé hier un cri de coeur à l'endroit du ministère de l'Agriculture, lors de la cérémonie de lancement de la récolte et de la mise en place du système de supervision de la campagne sésame 2008-2009.
Le Président directeur général (Pdg) de Dte/Pda, une entreprise agricole chinoise, ne veut pas être victime de spéculation sur la commercialisation du sésame. M. Ouyang Riping veut des gages de sécurité pour son investissement. Et il a lancé hier un cri de coeur à l'endroit du ministère de l'Agriculture, lors de la cérémonie de lancement de la récolte et de la mise en place du système de supervision de la campagne sésame 2008-2009. 'Il est bon de souligner que le programme sésame nouvelle formule du Sénégal initié par Dte suscite tellement d'engouement que même les producteurs qui n'ont pas eu la chance de signer des contrats ont vivement décidé de nous vendre leur production.
C'est la raison pour laquelle, je lance un appel pour rappeler aux autorités sénégalaises toutes les garanties de protection de l'investisseur et des producteurs promises pour éviter que les spéculateurs qui, de manière déloyale, commencent déjà à occuper les zones où nos investissements ont été réalisés en proposant des prix uniquement pour déstabiliser afin de pouvoir continuer leur stratégie d'exploitation tout simplement et détruire un programme durable à plusieurs effets de développement', a-t-il signalé. M. Ouyang Riping a rappelé à cet effet les inquiétudes qu'il avait soulevées lors de son audience avec le Premier ministre Cheikh Hadjbou Soumaré.
Elles concernent la garantie de la protection de l'investisseur, l'accompagnement de son installation par les structures de développement du pays, l'aide des associations de producteurs signataires de contrats à pouvoir honorer leur engagement en les protégeant contre les spéculateurs. Il a aussi rappelé les réponses réconfortantes du Premier ministre qui lui ont donné courage et qui l'ont poussé à se décider d'installer une filiale au Sénégal pour le développement de la culture du sésame en partenariat avec le ministère de l'Agriculture et les acteurs de la filière.
Si l'investisseur chinois a tenu à faire tous ces rappels, c'est parce qu'il est préoccupé par les spéculateurs. 'C'est l'occasion pour moi aujourd'hui de faire tous ces rappels de protection car ceux qui n'ont de soucis que pour la commercialisation tout court commencent déjà à envahir les zones où nous avons investi plus de 100 tonnes de semences avec toutes les mesures d'accompagnement nécessaires', a-t-il souligné.
En réaction à cette interpellation, le Directeur de Cabinet du ministre de l'Agriculture, M. Moussa Ka, qui présidait la cérémonie a soutenu que cette question est déjà prise en charge par son département. 'C'est une question interne que nous réglons au ministère', a-t-il brièvement signalé.
Installé depuis 2008, le groupe Dte/Pda compte à son actif une superficie de 35 000 ha et est représentée dans 11 régions du Sénégal. Il travaille avec 141 organisations de producteurs. Son Pdg a soutenu avoir payé les crédits directs pour une valeur d'1 milliard de francs Cfa. Selon lui, le financement du projet a coûté près de 2 milliards 500 millions de francs Cfa, évalué à 22 000 tonnes, c'est-à-dire 73 % de l'objectif en seulement 3 mois. 'Pour régler définitivement la question complexe des semences et éviter tout manquement ou retard dans leur mise en place, Dte a affrété un avion pour importer d'Ethiopie une variété de nouvelle génération absolument rentable pour diligenter les 190 tonnes nécessaires, au coût total de 250 millions de francs Cfa, et tout cela pour accompagner la Goana du chef de l'Etat', a-t-il fait savoir.
Spécialisé dans la fabrication et la distribution de matériels et intrants agricoles, mais aussi et surtout l'exportation des produits agricoles africains vers la Chine, le groupe Dte-Sa est installé en République populaire de Chine, en Côte d'Ivoire, au Mali et au Burkina Faso. Elle évolue depuis plus de 20 ans en Afrique de l'Ouest, selon son Pdg. Ouyang Riping justifie sa présence en Afrique par la demande élevée de la Chine en sésame qui se chiffre à plus de 700 000 mille tonnes alors que sa production est seulement de 300 000 tonnes environ.
Pour sa part, le représentant des producteurs, M. Moctar Sylla et le président des Ulémas mandingue, El Hadj Seydya Dramé, présent à la cérémonie ont aussi lancé un appel au gouvernement pour qu'il apporte des correctifs aux erreurs du passé et pour prendre les dispositions nécessaires pour que les prochaines campagnes soient abordées avec succès.
Mocatar Sylla a aussi demandé à la Caisse nationale du crédit agricole du Sénégal (Cncas) de réfléchir sur la mise en place du matériel agricole pour leur permettre d'emblaver le maximum d'hectares possible. Une requête que le Directeur du réseau et des agences de Dakar, M. Mame Maguette Thiam a accepté et promet de les accompagner sur tout le processus de la filière.

Comments 1 to 1 of 1 Post a comment
C'est avec un grand interet que j'ai lu votre écrit sur 'le programme sésame nouvelle formule du Sénégal'. Et c'est avec horreur que je constacte que l'Afrique en général, et le Sénégal " que je croyais pourtant exemple dans la bonne gestion des programmes alimentaires" en particulier continuent d'affamer leurs peuples. Il me parait anormal que des chinois, voulant faire devélopper notre agriculture lancent des cris de coeur pour une mauvaise gestion des milliards qu'ils auraient investi dans ce sens. Encore une fois, nous n'allons jamais nous developper dans cette façon de faire. Je suis pourtant sûr et certain que nos gouvernants ont du savoir pour nous faire sortir de ce cercle infernal qui nous empêche d'avancer. Si la Chine nous laisse tomber, alors là, c'est pour dire qu'aucune politique de coopération ne pourra encore nous sauver. La conclusion que nos partenaires tireont est claire et nette: "L'Afrique n'est pas un continent fiable". Quant à moi africain, je me verai entrain de prendre une vieille pirogue pour aller me noyer dans la mer à la recherche de ce continent viable. La faute à qui ? A nos politiciens? A nos décideurs économiques et financiers ? Je ne vais pas me noyer à la mer, si c'est la volonté de nos dirigeants. Je resterai ici en Afrique, je me battrai, et tôt ou tard, mes enfants pourront vivre des sacrifices que des gens comme moi auront fait pour sauver notre chere Afrique. J'ai envie de pleurer, mais, ils ne le sauront jamais. Car plusieurs familles pleurent chaque jour, chaque heure et chaque seconde ...Et ça, ils ne le voient jamais. Pauvre Afrique, pauvres gens ... Ayez pitié, je dis seulement d'avoir pitié et de nous gouverner honorablement. Barack Obama a dit que les USA ne vont pas aussi continuellement aider un pays si ces dirigeants ne montarient pas leur volonté d'aider leur peuple.
Le peuple a faim. Et ce peuple risque de ne même plus avoir la force de parler et de dire qu'il a faim, car très affaibli par la faim. Et là, qui vous allez gouverné? des moutons ? Pensez-y ! Vous qui avez la force du pouvoir, faites quelque chose au moins de bien pour que le monde retiennent de vous de Grands projets réussis avec l'amour de son prochain.
Ce mois de Ramadan est un don de Dieu ! Que la gloire de Dieu regne sur L'Afrique, sur ses dirigeants et son peuple.