Libreville — La grève qui secoue l'éducation nationale depuis le 6 octobre dernier ne semble pas trouver d'issue favorable. Les enseignants ont usé de leur droit de grève pour réagir à la crise sociale qu'ils traversent, celle-ci étant caractérisée par la précarité de leurs statuts.
Voyant l'échec des négociations et la Convention Nationale des Syndicats du Secteur de l'Education (CONASYSED) se radicaliser, le gouvernement a, le 5 novembre, invité les syndicats à stopper leur mouvement lors d'une conférence de presse.
La CONASYSED avait refusé de suspendre la grève pour poursuivre les négociations entamées depuis septembre malgré les propositions du gouvernement de régulariser les situations administratives des agents et d'évaluer leurs revendications financières.
Même l'audience accordée par le chef de l'Etat en personne n'a su calmer l'ardeur des partenaires sociaux, bien que l'engagement ait été pris devant lui de suspendre la grève.
La situation s'est emballée ces derniers jours, puisque non seulement la CONASYSED a introduit de nouveaux préalables à la reprise du travail, dont la prime d'incitation à la fonction d'enseignant, mais elle a également destitué son modérateur, Simon Ndeng Edzo.
Réactions en chaîne. Devant ce durcissement de ton, la Fédération nationale des associations des parents d'élèves du Gabon (FENAPEG), s'inquiète d'une année scolaire qui n'a toujours pas démarré, et appelle les enseignants à la reprise.
De son coté, L'Union Syndicale des Enseignants du Gabon (UGEG), en marge des autres syndicats, propose la mise en place d'un Forum des syndicats des agents publics de l'Etat (FOSAPE), une alternative à la grève comme moyen d'expression.
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