Bertille Missi Bikoun
7 Novembre 2008
L'entraîneur national de la sélection militaire fait le point de la préparation de la Camfoot du Cameroun sur les bords du Nil.
Vous êtes arrivés au Caire en fin de semaine dernière pour la prochaine édition de la Can militaire. Comment se déroule la préparation?
Comme vous le dites, nous sommes arrivés ici vendredi [31 octobre 2008]. Dès samedi, nous avons commencé la préparation ou tout au moins poursuivit. Parce que nous l'avions entamé à Yaoundé.
Au Caire, nous aurons un séjour de deux à trois semaines. Nous devons normalement rentrer au pays le 21 de ce mois. Dès demain [lundi, 03 novembre 2008], nous jouions le premier match d'une série de six à sept matches amicaux que nous allons livrer durant notre séjour.
Entre les matches amicaux, nous aurons des séances d'entraînements conséquentes ; c'est-à-dire que nous allons essayer de corriger certaines insuffisances constatées pendant les matches de préparation.
Nous sommes partis de Yaoundé avec 25 joueurs. Au terme de ce stage, nous allons retenir une vingtaine de joueurs qui participeront au tournoi de la Camfoot à Kampala.
Les sparring partners de la sélection nationale sont des équipes militaires ou civiles ?
Tout le monde : ce sont des équipes civiles, parfois militaires. Encore que tous les égyptiens sont presque des militaires. Généralement, nous commençons par des équipes de moindre envergure pour finir très fort avec des équipes de première division du championnat égyptien.
Ce sont des sparrings partners qui nous apportent beaucoup. Ce qui fait que chaque fois que finissons ce stage et que, nous abordons immédiatement la compétition, nous y rentrons en plein sans autres formes d'adaptation.
Pourquoi avoir choisi l'Egypte comme site de préparation ?
Nous sommes en effet à notre troisième séjour ici quant à la préparation de la Camfoot . Et les deux précédents séjours nous ont non seulement porté bonheur, mais aussi nous ont permis de nous préparer dans des conditions adéquates.
Les infrastructures qui sont mises à notre disposition sont de très bonne qualité. Notamment la qualité des terrains de football pour laquelle nous n'avons rien à redire.
Ensuite comme je l'ai dit, au niveau des sparrings partners, les Egyptiens ont un football très physique et très rapide. Ceci nous arrange dans la mesure où nous nous adaptons à ce jeu tout en développant le nôtre.
C'est-à-dire la façon avec laquelle les Camerounais évoluent. Ce fait que cela nous fait du bien lorsque nous participons à des compétitions comme la Camfoot.
En ce moment c'est l'hiver en Egypte. Est-ce que le facteur climat n'aura pas une influence négative sur votre préparation dans la mesure où en Ouganda, ce ne sera pas pareil, du moins, au moment de la compétition ?
Ce sera tout comme. A Kampala c'est la montagne. C'est une zone élevée. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous finissons notre stage ici le 21, nous serons à Yaoundé le 21 ou le 22.
Deux jours après, nous partirons sur Kampala, question de nous adapter pendant quatre à cinq jours avant la compétition qui commence le 1er décembre.
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