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Guinée: Les zones minières s'attaquent au sida

11 Novembre 2008


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Cette question du partenariat a été de nouveau discutée lors d'une mission conjointe organisée en octobre sur le terrain par l'initiative PCS et la multinationale minière Alcan/Rio Tinto, réunissant tous les partenaires impliqués dans la lutte contre le sida dans le secteur minier en Guinée, afin de définir un cadre d'action et de déterminer le rôle de chacun.

« [L'Etat] peut fournir les ARV, et en contrepartie on soigne leurs patients. Nos sociétés sont prêtes à installer du matériel et à partager avec les autres, on le fait déjà. On est aussi des citoyens », a dit M. Yaya Diallo, dont l'entreprise, la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG), est un des plus gros financeurs de l'hôpital de Kamsar, dans la région de Boké.

Pour cela, il faudrait déjà établir les besoins de prise en charge sur les sites miniers et pour les populations alentours, des informations qui, en l'absence d'un système de données sanitaires efficace, font cruellement défaut.

La Guinée a connu plusieurs mois de rupture d'approvisionnement en ARV, dus à un conflit entre les autorités en charge de la gestion des financements du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l'un des deux principaux bailleurs de fonds de la lutte contre le sida dans le pays, et l'organisme international.

Les zones minières n'ont pas échappé aux conséquences de ces ruptures. « On a formé 34 médecins. Depuis décembre [2007], on a des médecins formés, mais ils n'ont pas de molécules à prescrire : il faut tout reprendre à zéro », a regretté M. Yaya Diallo. « Le souci des entreprises, c'est de soigner. On ne peut pas se substituer à [l'Etat], mais on a compris qu'il y avait des problèmes [d'approvisionnement en médicaments], donc on peut constituer un stock de sécurité ».

Il faudrait cependant que l'Etat, que tous les acteurs de la lutte contre le sida en Guinée, y compris institutionnels, reconnaissent comme trop peu impliqué, soit plus présent.

« Les sociétés minières sont prêtes, elles attendent un signal », a dit M. Yaya Diallo. « Nous sommes les plus gros contributeurs de l'économie du pays. Que va-t-il se passer si on ne soigne pas nos forces vives ? »

* Un nom d'emprunt

ail/

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