Du 10 au 13 novembre s'est tenue à Ouagadougou l'assemblée générale du comité africain de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs (CISAC). Le point focal des travaux, dont la cérémonie d'ouverture avait pour parrain le ministre de la Cultur,e du Tourisme et de la Communication (MCTC), Filippe Sawadogo, a été le plan stratégique : « vision 2014 » des sociétés africaines de gestion collective des droits d'auteurs, qui vise à assurer une gestion efficace du secteur.
Le droit d'auteur désigne l'ensemble des droits dont jouissent les créateurs sur leurs oeuvres littéraires et artistiques. Les oeuvres protégées par le droit d'auteur comprennent notamment les oeuvres littéraires (romans, poèmes, pièces de théâtre, ouvrages de référence, journaux et logiciels), les bases de données, les films, les compositions musicales et oeuvres chorégraphiques, les oeuvres artistiques tels que les peintures, les dessins, les photographies et les sculptures, l'architecture, et les créations publicitaires, les cartes géographiques et les dessins techniques.
Les responsables des bureaux et sociétés de droit d'auteur d'Afrique et des Caraïbes, affiliés au comité africain de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs (CISAC) se sont donc réunis à Ouagadougou, du 10 au 13 novembre 2008. En marge de leur assemblée générale, se sont tenues une série de rencontres des responsables des différentes sociétés africaines de gestion collective des droits d'auteurs, ainsi que la réunion du comité exécutif et les travaux des groupes techniques.
Au dire du président du comité africain de la Cisac, Samuel Ahokpa, est entrée en ligne de compte de leurs travaux la validation des rapports sectoriels du plan stratégique « vision 2014 » qui vise à assurer aux droits d'auteurs, une gestion efficace afin d'améliorer les conditions de vie et de travail des artistes.
Pour le directeur général du Bureau burkinabè des droits d'auteurs (BBDA), Balamine Ouattara, « les acteurs culturels africains ont une attente légitime : voir les progrès réalisés dans leur domaine et faire de notre continent, un pôle d'excellence en matière de protection du droit de la propriété littéraire et artistique ». Venus de plus de 25 pays d'Afrique et des Caraïbes, les participants se sont penchés sur les voies et moyens de garantie de l'avenir des créateurs des Å"uvres de l'esprit.
La cérémonie d'ouverture a connu la présence du représentant de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), Simon Ouédraogo, assisté de Carole Mukuela, juriste principal de la commission « droits d'auteurs » de l'OMPI. Selon le parrain, le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication (MCTC), Filippe Sawadogo, « la dimension culturelle du développement et l'industrie de la culture devront leur essor à l'union qui est la force de la Cisac et dans la force de cette union. »
Et le ministre Filippe Sawadogo, qui a tenu à prononcer son mot d'ouverture en anglais, de préciser que les droits d'auteurs ne sont, en Afrique, qu'à 1% de recouvrement, d'où une offre importante d'opportunités pour le secteur.
A en croire le directeur général de la Cisac, Eric Baptiste, le plan stratégique, « vision 2014 », a pour ambition de rattraper le niveau de certains pays de l'Europe de l'Ouest et d'Amérique du Nord et la gestion de leurs droits est effectué exactement dans les mêmes conditions qu'ailleurs, en initiant un mécanisme concret de protection des droits d'auteurs. Il a, de ce fait, loué la participation aux travaux, de nombreux artistes : auteurs, compositeurs, interprètes.
Ceux-ci, foi de leur représentant, Désiré Traoré, attendent de ressentir les avancées des résolutions prises au cours de l'assemblée générale. La rencontre du comité africain de la Cisac a pris fin par un grand concert au BBDA, donné par l'orchestre national, le ballet national et de nombreux artistes musiciens burkinabé.

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