Sami Akrimi
19 Novembre 2008
On s'est souvent plaint de la programmation de l'équipe nationale, des matches amicaux- bidon ou d'autres, de prestige, qui ne servent vraiment pas à grand-chose.
Aujourd'hui, nous sommes entrés dans le vif du sujet et personne ne peut dire que le Ghana, ce n'est pas du solide et du sérieux. Il s'agit là de l'une des meilleures formations du continent.
Elle a, presque, tout : le talent, la technique et la puissance physique. Ses joueurs évoluent dans les plus grands clubs européens et son passé est témoin d'un prestige qui ne s'est jamais démenti.
Ceci pour dire que ce ne sera pas de la tarte tout à l'heure à Accra et que ce sera un test grandeur nature pour une équipe tunisienne en plein renouveau mais qui a tout de même de sérieux atouts.
Hésitations
Que le coach national soit animé de bonnes intentions, personne n'en doute. Ceci ne nous empêchera pas de penser et d'écrire que certains choix de Coelho dérangent, comme l'appel à Santos (qui s'est permis le luxe de se désister tout en jouant avec Sochaux); à Jaïdi (qui s'est lui aussi désisté tout en jouant avec son équipe anglaise); à Traoui qui n'est même pas convoqué depuis belle lurette par son entraîneur dans la liste des 19 de son équipe.
Choix qui nous rappellent d'autres par le passé, qui sont difficilement justifiables et qui créent comme un malaise autour de cette équipe nationale qui a besoin d'unanimité et de retrouver son public.
Aujourd'hui que nous sommes à la veille d'échéances à gros enjeu (qualification pour la Coupe du monde en Afrique du Sud), il est important de mettre les choses au clair pour ne pas avoir à s'engager dans des polémiques qui n'en finissent pas et qui risquent surtout de miner cette équipe nationale. Fermons la parenthèse.
A la recherche d'un entrejeu
Si pour l'attaque les choses devraient s'éclaircir à court terme avec le retour des Chermiti, Chikhaoui et Ben Dhifallah, la présence des Jomaâ, Zitouni, Allagui et d'autres encore qui peuvent poser leur candidature pour l'équipe nationale, force est de constater que l'entrejeu est à penser et à construire.
Coelho dit que son système n'a pas besoin de meneur de jeu mais nous attendons toujours que notre onze national fasse le jeu, à l'instar des grandes équipes qui veulent aller loin.
Partant du fait que Ben Yahia et Ben Khalfallah sont aujourd'hui présents, il faudra construire autour de ces deux joueurs et se fixer sur un milieu plus stable au niveau de son jeu et de sa configuration.
C'est la condition sine qua non pour que progresse et se solidifie cette équipe. Aujourd'hui au Ghana, nous aimerions que Coelho commence cette démarche car il nous faudra être bons ce soir à Accra face à une équipe technique et rapide et qu'il faudra justement contrôler à l'entrejeu.
Il ne faut pas non plus oublier la défense qui n'a pas été au-dessus de tout reproche face à la France et qui n'est en tout cas plus le point de force de l'équipe.
Ce soir à Accra, nous en saurons sûrement un peu plus sur cette équipe nationale et sur Coelho.
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