Fraternité Matin (Abidjan)
M. A. Djidjé
19 Novembre 2008
Abidjan — L'Association des professeurs de l'Institut national de formation des agents de la santé a organisé un point de presse, hier, pour formuler leurs préoccupations.
L'assemblée générale extraordinaire de l'Association des professeurs de l'Institut national de formation des agents de santé (Infas) (Api) veut subordonner la rentrée académique 2008-2009, à la reconnaissance de l'Infas comme Grande Ecole à l'instar de ses homologues ; à la reconnaissance de la qualité d'enseignants de l'enseignement supérieur technique et professionnel aux enseignants de l'Infas.
Ainsi qu'au paiement intégral de tous les arriérés dus aux enseignants de cette école depuis l'année académique 2005-2006.
Les enseignants refusent, par ailleurs, depuis hier de se soumettre à l'autorité du Pr Sesse Daniel, qu'ils ne reconnaissent plus comme directeur dudit établissement.
Car malgré sa renommée de «grand qualiticien», ce dernier se base, selon eux, sur les rumeurs, la médisance la calomnie et la délation pour régler les comptes à tous ceux qui n'entrent pas dans son schéma.
La raison fondamentale que les enseignants évoquent pour justifier la révolte est que l'Infas, Institut de formation, de perfectionnement et de recherche n'a pas le statut qu'il lui faut.
Bien qu'il recrute ses étudiants au niveau Bac pour une formation de trois ans, à la formation initiale et un cycle de spécialité de deux ans aboutissant à un Dess ou à un diplôme d'ingénieur des techniques avec options.
Il n'a même pas le statut d'un lycée, encore moins celui de grande école. Et ses enseignants sont gérés comme des travailleurs ordinaires, sans aucun statut ni profil de carrière, déplorent-ils.
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