Cyrille Zoma
19 Novembre 2008
(Page 2 of 2)
Il faut accentuer la sensibilisation auprès des chauffeurs sur certaines imprudences et contraindre les compagnies à éviter les surcharges. S'il n'y avait pas de surcharges, le drame n'allait pas atteindre ces proportions. La sécurité routière est inexistante dans notre pays et les voies sont étroites pour le trafic qu'elles supportent. Les autorités doivent vraiment contrôler et obliger les compagnies à respecter les capacités de chargement des véhicules".
"Il a a été choquant de voir des êtres humains partir ainsi. On doit remettre tout à Dieu et souhaiter que les autorités prennent des mesures pour que ça ne se reproduise plus. On doit voter et appliquer des lois à même de combattre les surcharges, l'absence de visite technique, d'assurance...
On néglige certaines choses. On ne peut pas empêcher les voyages de nuit. Cependant, on peut prendre deux chauffeurs qui se relaient en cas de fatigue. Je ne veux pas jeter toute la responsabilité sur les autorités, mais tout de même ; on voit des camions et des autobus surchargés, certains sans visite technique ni assurance, traverser le pays au vu et au su des agents de sécurité sans être inquiétés. La corruption sur nos axes routiers est réelle".
"Ce qui s'est passé le samedi matin à Boromo m'a fait très mal parce que j'ai perdu des parents et des amis dans le drame. Nous sommes en deuil et nous continuons de pleurer nos morts. C'est le lieu de dénoncer la surcharge du car puisque le décompte fait état de près de 92 passagers pour un véhicule qui devrait en prendre 70.
Si on avait respecté les limites de chargement, on aurait déploré moins de victime. On dit que le chauffeur de la remorque devrait dormir et on se dit que si on avait deux ou trois chauffeurs dans les véhiculent pour qu'ils se remplacent en cas de sommeil, on aurait pu éviter ce qui est arrivé. Les autorités doivent veiller à faire effectuer les visites techniques. Car les transporteurs voient d'abord leurs gains".
"J'ai été peiné et affligé par le drame, car j'avais des amis dans le car. Je suis allé à la gare avant le départ du véhicule et j'y ai vu des amis et connaissances qui m'ont informé qu'ils voyageaient. J'ai été choqué, mais je demande aux gens de s'en remettre à Dieu et de cesser les polémiques, car depuis le drame, il y en a tellement à Koudougou.
On n'a jamais vu une catastrophe de cette envergure. On dénonce toujours les surcharges dont se livrent les sociétés de transport de Koudougou, mais cela n'a jamais été pris en compte par leurs responsables. Ceux qui pensent que l'assurance va dédommager les victimes se trompent.
En ce sens que les compagnies d'assurance vont voir si le véhicule était en règle vis-à-vis de certaines choses. Si l'Etat ne fait pas quelque chose pour aider les sinistrés, ça sera difficile. Il est utopique d'attendre le salut du côté des assureurs".
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2008 L'Observateur Paalga. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.