L'Express (Port Louis)

Ile Maurice: A l'école de coiffure

Lovina Sophie

20 Novembre 2008


Port Louis — Au «Marion Hair Club», à Rose-Hill, les jeunes élèves apprennent tout de l'art de la coiffure, de la coupe à la coloration.Vous en trouvez à tous les coins de rue, ou presque. Envie d'une coupe, d'un brushing ou d'une coloration ? Les salons de coiffure ne manquent pas. La coiffure est considérée, par les professionnels, comme un métier d'avenir.

Certains n'ont pas hésité à ouvrir des écoles pour former et assurer la relève. Des écoles cherchent de nouvelles recrues, comme des jeunes cherchent une carrière à embrasser.

Si certains ont choisi d'apprendre sur le tas, Cindy Trousquin, elle, s'est inscrite il y a plus d'un an au Marion Hair Club, à Rose-Hill. Le métier l'a toujours intéressée.

Depuis son enfance. «Il faut être passionnée pour être une bonne coiffeuse», confie-t-elle. Pour Sophia Marion Poonmany, la directrice, un bon coiffeur doit aimer communiquer, car «on est constamment en contact avec les gens».

Il faut aussi être à l'écoute, l'échange entre le client et le coiffeur étant très important. Outre la coiffure et l'esthétique, l'école offre aussi des cours en management, histoire d'apprendre à gérer un salon.

Avant de s'inscrire dans une école, il est important de savoir si l'institution est reconnue par la Mauritius Qualifications Authority.

Et pour ceux qui voudraient poursuivre leur apprentissage à l'étranger, le Marion Hair Club est en pourparlers avec trois institutions internationales.

Shayeen Elahee, directrice du Shayeen Beauty Training Centre, souligne que «les hôtels sont toujours à la recherche de professionnels dans le domaine de la coiffure et de l'esthétique, surtout pour les spas où il y a de bonnes perspectives d'emploi».

Ce centre, qui cherche de nouvelles recrues, dispense des cours en coiffure et esthétique. Pour en faire partie, il est nécessaire de savoir au moins lire, ne serait-ce que pour pouvoir déchiffrer les étiquettes. Mais une exception est toujours possible.

Krish Seenawath, 44 ans, membre agréé de la Fédération mondiale de la coiffure suprême, a pris pour devise «Practice makes perfect».

Pour le directeur de Krish School of Hairdressing, être coiffeur ne se limite pas à une simple coupe et à un brushing. La hair science est aussi importante. «Il faut comprendre la texture des cheveux pour pouvoir s'en occuper.»

Son école de coiffure offre des cours en basic hairdressing pour une durée de six mois et l'advance professional hairdressing sur cinq mois. Krish Seenawath est d'avis que les meilleurs éléments arriveront toujours à se faire une place au soleil dans le monde de la coiffure.

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