Port Louis — Quatre lieux d'exposition. Des plasticiens locaux, mais aussi des talents étrangers - six artistes venus de La Réunion, des Seychelles, de la France et d'Australie. La Triennale 2008, troisième édition de la grand-messe de l'art contemporain, débute cet après-midi.
Les installations sont à la galerie Malcolm de Chazal à Curepipe, la photographie au centre culturel Charles Baudelaire à Rose-Hill, la peinture à la galerie SSR à Quatre-Bornes. Les artistes étrangers exposent à la galerie IBL à Port-Louis.
Il a été question de décentraliser la Triennale vers la salle polyvalente de Plaine-des-Papayes. Donc, de porter, même symboliquement, la création en région rurale. Mais au final, l'art contemporain reste une affaire urbaine...
Ces expositions sont l'occasion de tâter le pouls de la création, de constater, par le biais de l'oeuvre, dans quelle direction a évolué le travail des plasticiens.
Sont-ils passés à une nouvelle étape ? Le but : dépasser cet état d'esprit maudit qui veut qu'un artiste refait toujours la même oeuvre. Alors que des plasticiens seront dans la lumière, la Triennale 2008 s'ouvre, avec pour toile de fond, des artistes fâchés.
Des noms connus de l'art contemporain à Maurice - dont Krishna Luchoomun, Fabien Cango, Neermala Luckeenarain - ont choisi de ne pas participer.
Parce que la National Art Gallery et son directeur, Thivy Naiken, n'ont accordé qu'un délai de trois semaines pour soumettre les candidatures.
Plus quelques jours accordés après que des artistes se sont plaints du «manque de considération pour notre travail d'artiste». Entre convaincus et mécontents, l'art contemporain tiendra Salon jusqu'au 30 novembre.

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