L'Autre Quotidien (Cotonou)

Bénin/Egypte: Match amical international Egypte - Bénin (5-1) - Pas de surprise au Cairo International Stadium

Hugues A. Ahounou

20 Novembre 2008


5-1 ! Un score sans appel qui traduit on ne peut mieux la domination sans partage des pharaons tout au long des 90 minutes dans leur antre du Stade International du Caire. Des Ecureuils courageux et volontaires n'ont rien pu face au rouleau compresseur rouge et blanc poussé par un public qui n'a pas encore fini de fêter le sixième sacre continental du National Al Alhy.

Baladés dans les larges proportions par une foudre de guerre qui pratique le meilleur football du continent, les Ecus ont répondu par des errements en défense et un milieu hésitant. Le cauchemar commence au sortir du premier quart d'heure. Abd Rabo Hosni transforme un pénalty suite à une faute commise dans la surface de réparation béninoise (1-0, 20ème). Le onze national encore sous le choc va se faire surprendre par Emad Motab (2-0, 26 ème).

Les Ecus accusent le coup et tentent de réagir. Mais leurs velléités seront à nouveau calmées par le même Motab, qui récidive (3-0, 41ème) : la messe est dite. On sent une équipe qui perd pied, ça s'énerve dans les rangs jaunes. La sanction de cette perte de concentration est immédiate car celui que tout le monde craignait et qui s'était fait que peu discret va faire parler la poudre.

Mohamed Abu-Treika renvoie les jaunes aux vestiaires sur une réalisation de renard de surface, 4-0, on est à la 43e. Probablement remotivés par Michel Dussuyer, c'est des Ecureuils mieux organisés qui reviennent des vestiaires. Mais leur jeu se durcit, les stats parlent d'eux-mêmes : on va vite compter 10 coups-francs pour les Pharaons contre 3 pour le Bénin. Les Egyptiens semblent se contenter du score.

Seulement, le grand méchant Abu Treika n'a pas dit son dernier mot. Il signe son à l'orée du dernier quart d'heure (5-0, 74ème). C'est la déroute. Mais il est des séries que rien ne semble pouvoir arrêter. Comme face au Maroc, c'est le taureau de Pobè, Razack Omotoyossi qui sonne la révolte. Au bout d'une de ses chevauchées dont il a le secret, omogoal, l'ex-buteur d'Al-Nasr, trouve le fond des filets égyptiens (5-1, 85ème).

En somme, c'est un 19 Novembre qu'il faudra vite jeter dans les oubliettes, tant le Bénin aura été loin de sa réputation de « Giantkiller », tombeur de l'Angola. C'est en se frottant et en se piquant aux plus grands que s'acquièrent les rudiments du haut niveau. Vivement que l'équipe puisse se concentrer désormais sur ses prochains objectifs, Mars 2009 et le Ghana frappent déjà à la porte

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