La Prospérité (Kinshasa)
Philomène Mwaluke
20 Novembre 2008
Kinshasa — 1 % de la population congolaise sont composés des femmes, affirment les statistiques du regroupement des ONG féminines dénommé Ucofem. Dans l'Est de la RD Congo, tous les jours qui passent, des femmes et des jeunes filles de toute provenance, sont passées à tabac, soumises au viol, assassinées etc.
Les auteurs de ces massacres ont toujours réussi à s'échapper des mains des policiers. La question qui vient à l'esprit est celle de savoir qui entretient la confusion et surtout l'impunité ?
Que faire pour que plus jamais personne ne puisse liguer avec d'autres pour aller faire crépiter les armes, faire peur aux femmes pour les abattre facilement.
Le drame que vit à l'Est de la RD Congo la Congolaise dépasse tout entendement. Sans être jugées voire même être entendues tout simplement, des femmes paisiblement installées chez elles, parfois juste aux côtés des parents, d'un conjoint ou d'un frère, sont arrachées de force et conduites à des destinations inconnues. Par des hommes et des femmes qui n'ont rien d'humains en eux.
Des hommes et des femmes qui narguent tout le monde et qui n'ont plus peur de qui ce soit. Même la machine administrative la plus perfectionnée du monde n'arrive pas à arrêter la descente aux enfers.
Dans l'Est de la RD Congo, les femmes violées l'ont été soit par des militaires des Fardc, le groupe RCD Goma, les militaires du MLC, les Mai Mai, les groupes armés étrangers venus aider l'une ou l'autre parties en conflit, les combattant Lendu et associés, les combattants de l'Union des patriotes congolais ainsi que des personnes non identifiées.
Ces violences ont causé et laissé des dégâts énormes. En terme de vie humaine et en dégâts matériels. Le pays est vraiment en train de se vider. Il faut que la communauté internationale intervienne.
La communauté internationale a le devoir de réparer les pertes subies par un pays membre. Le voeu des Congolais est de voir ladite communauté prendre des résolutions fermes et irrévocables dans le sens de renverser la tendance.
Ne dit-on pas que éduquer une femme, c'est éduquer toute une nation » ?. Comment dans des conditions qui sont celles de nos compatriotes peuvent elles éduquer les leurs ?
En violant la femme, c'est toute la Nation qui est entrain de corrompre. Dans l'armée on dit que « une armée qui rançonne la population ne gagne jamais la guerre ».
En extrapolant, on peut affirmer aussi, sans risque de se contredire, que le pays où les femmes sont violentées est en train de se maudire.
Comment une femme aussi réduite à sa plus simple expression, traumatisée sur les plans social ,émotionnel,psychosomatique , physique,psychique et sexuel peut- elle être à même d'assurer cette éducation qui lui est demandé comme mère de la Nation ?
Il est grand temps que le gouvernement congolais, la justice nationale et la cour pénale internationale puissent un jour prendre en main ce dossier et en découdre avec tous ces bourreaux sans nom.
En direction du gouvernement de la République, nous nous faisons l'obligation de paraphraser l'ong Dignité des sans voix en recommandant aux décideurs qui y siègent d'entreprendre des réformes efficaces et rigoureuses, qui permettent de poursuivre tus les auteurs des crimes de violences sexuelles et autres.
Le conseil de sécurité de l'ONU a facilité la tache à ces décideurs avec sa résolution 1325, au point 11, où l'on recommande aux Etats de mettre fin à l'impunité et de poursuivre en justice ceux qui sont accusés de génocide , de crimes contre l'humanité et de crime de guerre y compris toutes les formes des violences sexistes.
Sont aussi concernés dans ladite campagne la commission des Droits de l'homme des Nations Unies, la société civile, qui doivent tout mettre en oeuvre apporter une assistance juridique aux victimes de ces crimes.
Ces recommandations doivent être appliquées par les personnes concernées pour sauver les femmes de cette tragédie dont les auteurs se recrutent parmi leurs parents, frères ou conjoints.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2008 La Prospérité. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.