Raphaël Mvogo
20 Novembre 2008
La question revient sans cesse dans les discussions. Par exemple, elle avait dominé les débats lors du dernier sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) en mai à Yaoundé. Au cours de ces assises, les dirigeants de la sous-région avaient reconnu que la libre circulation des personnes faisait l'objet de blocages empêchant de rendre plus concrète l'intégration dans cet espace géographique.
Cette préoccupation a été une fois encore partagée hier par l'ambassadeur du Tchad, Yoossem-Kountou Noudjiamlao, et le ministre des Relations extérieures, Henri Eyebe Ayissi, dans le cadre d'une rencontre.
« Le ministre m'a fait l'honneur de me recevoir pour qu'on fasse le point de la coopération entre nos deux pays. Il y a certains (aspects) qui méritent qu'on en parle régulièrement, par exemple la libre circulation des personnes », a déclaré le diplomate tchadien à la presse.
L'attention a surtout été portée sur « les problèmes des transporteurs ». Car, le souci, a-t-il expliqué, est de « permettre aux transporteurs des deux pays de faire leur travail dans la sérénité ».
Dans cette réflexion, la situation interne au Tchad n'a pas manqué d'être abordée. D'autant que dans l'est du pays, la menace « n'a pas totalement disparu », a observé le chef de mission diplomatique.
Annonçant que les forces de sécurité veillent, il a affirmé que « l'heure est à la vigilance ». Il s'est félicité des efforts diplomatiques menés par des pays amis, qui ont sans doute permis la création d'un groupe de contact entre le Tchad et le Soudan, et un échange des ambassadeurs entre les deux pays voisins, qui s'accusaient mutuellement de déstabilisation par rebelles interposés.
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