Boubacar Tamba
21 Novembre 2008
Les violences faites aux femmes sont montées en flèche dans la région de Tambacounda. Dernière en date, le viol d'une fillette d'environs 7 ans, perpétré par un groupe de jeunes au quartier Saré Guilel. Le réseau « Siggil Jigeen » va expérimenter dans ce sens un programme spécial d'une durée d'un an. Un point focal est à cet effet installé. Une aubaine, diront les membres des différentes organisations de défense des droits humains.
Tambacounda va abriter un programme test de lutte contre les violences faites aux femmes, il est le fruit du réseau « Siggil Jigeen » qui compte ainsi remettre les pieds dans le plat pour endiguer ce phénomène devenu le lot quotidien surtout des jeunes filles.
De l'avis de Mme Ndèye Fatou Sall l'intervenante du programme, « il s'agira essentiellement de vulgariser la loi 99-05 du 19 janvier 1999 et son application effective, de renforcer les capacités du personnel médical, des autorités administratives, judiciaires, militaires et paramilitaires pour une synergie des actions et de mettre en place une antenne régionale ».
C'est établi, la région de Tambacounda a connu ces dernières semaines une recrudescence des viols de femmes avec l'affaire de la jeune Nafissatou Wane ayant suscité une levée de boucliers des dames et dont les présumés auteurs, des portugais, hument l'air de la liberté provisoire en attendant que le dossier connaisse son épilogue.
Il y a eu courant novembre un autre viol sur une fillette d'environs 7 saisons, perpétré par une bande d'individus au quartier Saré Guilel.
L'on a encore en mémoire le cas de la jeune fille qui avait même titillé la mort aux abords de la vallée du Mamacounda, parce que tout simplement un vieux croupion voulait impérativement satisfaire sa libido.
Autant de faits graves qui feront dire à Mme Diamé née Oumou Sakho, le point focal de ce programme que « ce sont les lenteurs constatées dans l'instruction des dossiers et la légèreté des peines encourues par les malfrats qui ne concourent guère à dissuader les malintentionnés » avant d'ajouter que « cela est décourageant, voilà pourquoi nous nous félicitons de la mise en place de ce programme dont nous sommes et demeurons pertinemment convaincues qu'il nous fera réaliser des pas de géant ».
D'ailleurs dans le cadre du plan d'action du comité régional de lutte contre les violences faites aux femmes, une campagne d'information et de sensibilisation est en cours dans les villages comme Sal, Nguène, Kowar, le long de la vallée du fleuve Gambie, une campagne qui porte sur le dispositif législatif et réglementaire, les violences conjugales et scolaires entre autres.
Des stratégies de prise en charge des victimes au niveau local devront être développées, soutiendront les femmes de Tambacounda, et « il faut développer à travers ce programme des formes de partenariat avec des structures comme le centre conseil pour adolescents, le centre d'orientation scolaire où officient des psychologues conseils ou encore l'Aemo » a laissé entendre Mme Aminata Djigo, une militante invétérée de la condition féminine.
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