Léger Ntiga
21 Novembre 2008
L'Ecole des sciences et techniques de l'information et de la communication (Esstic) a abrité du 18 au 19 novembre derniers un atelier de renforcement des capacités des journalistes traitant des questions environnementales. Organisé par l'association Jeunesse pour l'environnement (Jpe) et l'Esstic avec le concours de l'Institut de recherche pour le développement (Ird) et la Coopération française.
Au cours des deux jours des travaux achevés par la mise sur pied d'un réseau des journalistes sur les questions d'environnement, le directeur scientifique du cours, Laurent Charles Boyomo Assala, et son équipe d'instructeurs ont abordé des questions d'actualité comme le changement climatique et son impact sur la qualité de vie.
Ce fut notamment le cas avec Maurice Tsafack de l'université de Yaoundé I et du climatologue Armathée Amougou de la même université. Tous deux ont entretenu les journalistes sur les principaux problèmes environnementaux du Cameroun.
Il s'est agi d'aborder la question de la désertification, la politique gouvernementale en matière d'environnement, la gestion des forêts, l'utilisation des pesticides dans l'agriculture, et l'action de l'homme sur la dégradation de son milieu. Sur la même lancée, le responsable du cabinet Global Water Partnership en Afrique centrale, Jean Pierre Bidjocka, a exposé sur la question de l'eau au Cameroun.
De la disponibilité au traitement en passant par la relation entre l'assainissement et la qualité de vie, M. Bidjocka est arrivé à la conclusion que cette ressource existe. Mais, est inégalement répartie. De même que ses usages et négligences relatives à sa potabilisation, sont sources de maladies.
A côté de ces communications dont l'une des moindres n'étaient pas "les déterminants culturels de la protection de l'environnement" qui ont fait dire à Mbonji Edjenguele de l'université de Yaoundé I que les adaptations des usages ancestraux, traditions et autres éléments anthropologiques généralement considérés comme des éléments de protection ou de conservation, participent de l'instrumentalisation.
M. Mbonji Edjenguele compulse en réalité un corpus de lexical qui donne de constater que la problématique de la préservation des forêts a tellement évolué.
Au même titre que différents autres concepts qui caractérisent l'espace d'expression publique de la communauté internationale. C'est ainsi qu'il fait référence au développement durable, à la traçabilité la bonne gouvernance, le développement participatif et depuis un certain temps, les biens publics mondiaux. Des outils que les journalistes se sont engagés à exploiter à bon compte pour leur travail quotidien.
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