Sénégal: Dialogue social, formation, appui au PME au coeur d'un débat

Dakar — Le dialogue social, l'amélioration de l'environnement des affaires au Sénégal, la formation, le soutien aux PME étaient au menu des échanges vendredi entre entrepreneurs, la société civile, des syndicalistes et les membres du Comité national du dialogue social (CNDS).

L'accélération des réformes peut être en "conflit" avec le dialogue social, mais il n'est pas possible d'arriver au succès de ces réformes sans dialogue social, a souligné vendredi Fallou Dièye, conseiller du directeur général de l'Agence pour la promotion de l'investissement et des grands travaux (APIX).

Il faut accélérer les réformes tout en maintenant un "cadre de dialogue social apaisé", a plaidé M Dièye.

Le Sénégal a atteint un niveau de réformes "quantitatif" et "qualitatif" ces dernières années dans la perspective d'une amélioration de l'environnement des affaires, même si "beaucoup de choses restent à faire", a admis Fallou Dièye.

Des réformes structurelles ont été entreprises pour permettre au pays d'atteindre le stade de l'émergence économique, a souligné M Dièye qui a cité, entre autres instruments de cette réforme, le Conseil présidentiel sur l'investissement, la Stratégie de croissance accélérée (SCA) bâtie autour de 5 grappes de croissance dont les nouvelles technologies et le tourisme.

En matière de réformes, le Sénégal occupe la cinquième place au niveau mondial et la première sur le plan africain, a rappelé Fallou Dièye qui cite le dernier rapport 2008 de Doing Buisness.

Selon ce rapport, le Sénégal est classé cinquième parmi les 10 meilleurs réformateurs au monde et premier en Afrique. Il est aussi le meilleur réformateur mondial pour l'indicateur "commerce frontalier".

Dans le classement général, le Sénégal progresse de 19 places passant de 168e à 149e sur 181 pays. En Afrique sub-saharienne, il passe de la 33e à la 23e place sur 46 pays. Pour le sous-ensemble des pays francophones et lusophones d'Afrique au Sud du Sahara, il progresse du 16e au 7e rang.

M Dièye a insisté sur la nécessité de maintenir ce "cadre macro-économique stable", l'accélération des réformes, la généralisation de l'éducation de base, l'amélioration de la formation selon le niveau des entreprises.

Le banquier Abdoul Mbaye a également lié le "succès" des réformes à l'existence du dialogue social. "Le succès des réformes n'est pas assuré sans dialogue", a-t-il dit.

La construction d'un environnement des affaires doit s'inscrire dans un cadre de concertation, a relevé M Mbaye qui a mis en exergue l'utilité du Comité national du dialogue social dans ce travail de concertation.

Le Secrétaire général de l'Union des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), Ousmane Sy Ndiaye a plaidé pour une "amélioration" des rapports entre l'Etat et le secteur privé qui doivent aller dans le sens d'un "véritable partenariat".

Ousmane Sy Ndiaye a déploré les difficultés liées à l'accès au crédit, l'absence de prise en charge par l'Etat de la petite entreprise et plaidé pour une "volonté manifeste d'appuyer" la petite entreprise.

Les représentants de l'APIX, les entrepreneurs, les syndicats, etc, se sont réunis vendredi autour d'un panel sur "Dialogue social et amélioration de la qualité de l'environnement des affaires" initié par le Comité national du dialogue social dans le cadre de sa 6e session ordinaire dont le thème central est "Dialogue social et amélioration de la qualité du service public".

Ouverte lundi, la 6e session du CNDS s'est déjà penchée sur les thèmes suivants : "Dialogue social et amélioration de la qualité du service public dans le secteur de la santé", "Dialogue social et amélioration de la qualité du service public dans le secteur de l'éducation", "Dialogue social et amélioration de la qualité du service public dans le secteur de la justice".

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