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21 Novembre 2008
Libreville — C'est ce vendredi en fin d'après-midi que s'est achevée la 48eme assemblée générale de l'Organisation Interafricaine du Café. Les acteurs de la filière (pays membres, partenaires et bailleurs) étaient réunis dans la capitale gabonaise depuis le 17 novembre.
La structuration des travaux de la 48eme assemblée générale de l'OIAC en trois segments renvoie a cette volonté de reconquête, par l'Afrique cafeicole, du rang que lui conférait son poids de producteur a l'échelle planétaire. D'abord, le lancement de l'Agence des Cafés Robusta d'Afrique et de Madagascar (ACRAM), le 17 novembre.
Créée pour compenser les faiblesses structurelles et opérationnelles de la défunte Organisation Africaine et Malgache du Café (OAMCAF), l'ACRAM se donne plus de chances de réussite dans les missions qui lui sont dévolues.
Sa forme juridique (elle relève du droit prive), sa composition (elle regroupe aussi bien des institutionnels que des prives) et son statut (une association a but non lucratif) lui allouent une souplesse de fonctionnement propice a des actions ciblées, donc susceptibles de mieux atteindre les objectifs. Ensuite le Forum sur le financement de l'agriculture en Afrique comme facteur de promotion de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté en zone rurale, les 18 et 19 novembre.
Les questions cruciales pour la relance et la consolidation de la filière africaine du café ont été passées en revue, en cinq communications thématiques :
Les défis de l'agriculture africaine
Le forum a recensé les défis que doit relever l'agriculture africaine : la réappropriation par les Etats de leur rôle régulateur, abandonné à la faveur de l'imposition des programmes d'ajustement structurel (PAS) par le FMI et la Banque Mondiale. Cela suppose la réhabilitation des infrastructures et des efforts des gouvernements en direction des petits producteurs (ils représentent 80 % de la production globale du continent), dont l'établissement de systèmes de diffusion des intrants. Ce sont là les efforts auxquels l'Afrique doit consentir, si elle veut atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), selon Odile Angoran, expert de la FAO.
Partant du constat d'obsolescence du concept de crédit agricole qui a prévalu en Afrique depuis quatre décennies et qui a montré ses limites face à la « déferlante » de la libéralisation, les experts ont exploré des pistes originales. La création d'un modèle de crédit à adapter aux besoins des producteurs au prorata de la production, le cautionnement du crédit par des fonds de garantie et l'abaissement des taux d'intérêt font partie de ces pistes. Le financement de la caféiculture
Les cas du succès de la filière éthiopienne du café a permis de mesurer l'ampleur de l'implication des acteurs-clés et a fourni matière à réflexion sur la révision des cadres réglementaires. Dans ce pays qui fait figure de modèle, l'analyse a démontré l'importance du soutien étatique et des bailleurs extérieurs, dont l'action est encadrée. Autre facteur important, l'incitation à la consommation de la production par les nationaux, pour permettre l'émergence d'un marché à l'échelle du pays.
Le financement des infrastructures La question des infrastructures, qui est centrale dans le comportement de la filière, a permis d'envisager la promotion d'un partenariat entre les secteurs public et privé. Ce partenariat ouvrirait la voie à la réalisation de routes, de systèmes d'irrigation et au financement des études préalables.
Le dernier point sur lequel s'est penche le forum est le marché du café Robusta, réputé le meilleur pour le célèbre « expresso », mais dont les coûts de fabrication sont importants. Il a été relevé que toutes les initiatives doivent être envisagées en vue de la généralisation de sa fabrication, au titre des bénéfices escomptes de sa transformation sur le continent.
Enfin, l'assemblée générale à proprement parler (c'est-à-dire l'instance de l'OIAC qui analyse, amende et valide les travaux présentés à son approbation), entre jeudi et ce vendredi.Travail procédurier, que celui de l'assemblée générale, qui a consisté en l'adoption, par les membres de l'OIAC et les observateur, à donner de la matérialité aux résolutions et aux recommandations issues du l'exercice qui s'achève aujourd'hui.
Cela a été le travail de cinq groupes : le comite de production, le Comite de Promotion et de coordination des ventes, le Groupe consultatif, le Comite des Finances et le Comite Directeur, présidé par le Gabon, que représente le Directeur Général des Caisses de stabilisation et de péréquation de ce pays, MatthiasOtounga Ossibadjouo. Son rapport oral a donné le ton général de la tenue des travaux.
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