Patricia NGO Ngouem
28 Novembre 2008
Mary Lisson et Sanzy Viany, deux jeunes artistes, ont donné un concert mercredi dernier au Centre culturel français. "Elles m'ont bluffée. C'est vrai, on ne dirait pas des débutantes tant elles ont chacune une voix et une présence sur scène qui ne peuvent vous laisser indifférent". C'est ainsi que s'exprimait une spectatrice à la sortie du concert de musique live donné par Mary Lisson et Sansy Viany mercredi 26 novembre dernier au Centre culturel français de Yaoundé (Ccf).
Ces deux jeunes musiciennes qui faisaient ainsi leurs premiers pas sur scène, n'ont pas manqué d'impressionner le public venu assister à ce spectacle. Un spectacle organisé par Philomène Atangana, promotrice du concept "Demain au féminin". Un concept qui a pour but "de sortir les jeunes musiciennes talentueuses de l'ombre et de les mener à la lumière".
Vêtue d'une tenue africaine au centre de laquelle a été floquée une carte de l'Afrique, Mary Lisson, qui a ainsi ouvert la scène, a envoûté le public avec ses mélodies pendant près d'une heure.
Accompagnée par deux choristes et un orchestre où on a pu reconnaître Serge Maboma, le bassiste du groupe Macase, la jeune artiste a entraîné le public dans des mélopées tour à tour dansantes et entraînantes, chantées en langue bassa, en français et en anglais. N'hésitant pas à esquisser des pas de danses et d'arracher les youyous du public.
Et faisant oublier son répertoire musical exclusivement dédié à Dieu. En effet, de Balè ni balè (En vérité en vérité) à Je ne peux vivre sans toi en passant par Dites-moi ce qui ne va pas dans le monde, chaque titre évoquait le Tout-puissant. Quand bien même la musique qui accompagnait chaque chanson puisait son essence dans les rythmes traditionnels tels l'esséwè.
Dieu
"Ma musique est du gospel traditionnel. Je fais plus dans le folklore avec thème : amour, paix, humanisme et les bienfaits de Dieu. Je parle de Dieu dans mes chansons parce qu'Il m'a aidé à surmonter les moments difficiles que j'ai eus dans ma vie", se défend celle qui dit avoir bénéficié des "conseils et des encouragements de Odile Ngaska" pour suivre la voie qu'elle a choisie.
Cette dernière n'a d'ailleurs pas hésité à monter sur scène communier avec sa "filleule" sur quelques notes de musique. Lorsque Sanzy Viany arrive sur scène, la tête enturbannée dans un foulard, le public l'accueille à bras ouverts.
Grâce à sa puissance vocale et à ses mélodies profondes et rythmées, cette jeune musicienne de 22 ans, venue du pays "eton", va à son tour chauffer la scène, n'hésitant pas à jouer avec le public qui consent à reprendre certains refrains en chÅ"ur.
Des refrains s tirés d'un répertoire identique à celui de Mary Lisson, nonobstant quelques titres célébrant la femme à l'instar de Mama, adressé à sa mère. "La mélodie est profonde, mais le texte n'est pas exceptionnel", assure un spectateur, qui dit ne pas avoir été "ému par la chanson.
J'ai passé une bonne soirée en tout cas". Tandis que les rideaux se refermaient sur cette première édition de Demain au féminin, Mme Atangana n'a pas manqué dire sa satisfaction, promettant encore de faire mieux à la deuxième édition prévue en mars prochain et dans les éditions à venir :
"Nous allons organiser des castings pour dénicher de nouvelles valeurs qui auront l'occasion de passer sur scène. On va aussi varier les genres".
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