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Abidjan — Les heurts entre musulmans et chrétiens ont fait beaucoup de dégâts eu égard aux nombreuses pertes en vie humaine.La contestation des résultats d'une élection locale, tenue jeudi, a endeuillé la ville de Jos, la capitale de l'état du Plateau.
Selon le ministre nigérian de l'Information, Nuhu Gagara, relayé par l'Afp, Rfi et France 24, plus de 200 personnes ont trouvé la mort vendredi et samedi dans la ville de Jos, au centre du Nigeria, lors d'affrontements entre musulmans et chrétiens. De source policière nigériane, tout a commencé vendredi par une rumeur selon laquelle, le Parti de tous les peuples nigériens (Anpp), à majorité musulmane, avait perdu, dans une élection locale, devant le parti au pouvoir au niveau fédéral, le Parti démocratique du peuple (Pdp), majoritairement chrétienne.
Dimanche, un calme précaire est revenu à Jos quadrillée par l'armée et la police, quand les Etats voisins ont été mis en alerte. Le gouverneur de l'Etat du Plateau, au regard de l'ampleur du drame, a imposé samedi un couvre-feu de 24 heures dans quatre quartiers de Jos. Il a, par ailleurs, donné l'ordre à l'armée de tirer sur toute personne qui braverait l'interdiction. Les autorités ont fait état de 1 500 arrestations de jeunes armés.
Fuyant les heurts, «plus de
10 00» personnes, à en croire la Croix-Rouge nigériane, se sont réfugiées dans des églises, mosquées qui n'ont pas été encore incendiées et dans des casernes de l'armée et de la police.
En septembre 2001, Jos avait été le théâtre de violents affrontements inter-religieux faisant des centaines de morts.
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