1 Décembre 2008
Kinshasa — La signature de l'Accord de partenariat volontaire, s'inscrivant dans le cadre du plan d'action de l'Union Européenne sur l'application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux (Flegt), pourrait intervenir en mars 2009.
Parmi les forêts concédées à l'exportation forestières, 60% sont aménagées, soit 800 000 hectares, et ont un certificat. Actuellement, le Congo négocie l'accord de partenariat volontaire avec l'Union Européenne qui lui permettrait, une fois signé, que les 40% des forêts restantes, en cours d'aménagement, puissent avoir l'autorisation Flegt. Ce qui donnerait à l'ensemble des produits forestiers congolais l'accès au marché européen.
L'annonce a été faite au cours de la 2eme session des négociations entre l'Union européenne et la République du Congo qui a eu lieu du 17 au 19 novembre dernier à Bruxelles, capitale de la Belgique. Cet accord stipule que seul le bois légal sera autorisé à être exporté dans l'espace européen, celui produit dans le respect de la loi et de la réglementation forestière.
«Est réputé bois légal tout bois provenant des processus d'acquisition de production et de commercialisation conformes à l'ensemble des dispositions légales et réglementations en vigueur en République du Congo et applications dans le domaine de la gestion et de la valorisation des forêts », ont retenu les deux parties.
Par ailleurs, pendant trois jours, les participants ont examiné plusieurs points, notamment la définition de la légalité et les grilles de légalité des bois provenant aussi bien des plantations forestières que de forêts naturelles.
Les débats ont permis de clarifier le système de vérification de légalité et l'architecture de la traçabilité incluant la stratégie de contrôle. Les deux parties sont convenues de la nécessité de lancer au plus vite un test de terrain. Les activités de contrôle de routine ont déjà commencé et sont réalisées par les directions départementales et les brigades forestières.
S'agissant de la question des importations de bois, le ministre congolais de l'Economie forestière, Henri Djombo, conduisant la délégation de son pays, a indiqué que les industriels implantés au Congo n'importent pas le bois pour la transformation et celui destiné pour le transit est en faible quantité.
Les négociateurs européens ont recommandé une grande vigilance pour que ces importations ne deviennent pas une voie de contournement de la légalité. Ils ont aussi relevé que le mécanisme de vente par lequel les bois illégaux sont légalisés, ne doit pas constituer une incitation à l'illégalité.
Sur les bois illégaux, le ministre congolais a déclaré que le bois saisi provenant des coupes frauduleuses ne sera pas exporté, ni vendu aux enchères pour dissuader l'illégalité. Il a suggéré que ce bois soit utilisé dans les projets publics tels que la fabrication des tables et bancs des écoles.
Pour rappel, les négociations de l'accord de partenariat volontaire entre l'Union européenne et le Congo ont commencé en juin dernier à Brazzaville à la demande du gouvernement congolais. Ce dernier a signé la déclaration de la conférence de Yaoundé en 2003 sur l'application des lois forestières et la gouvernance. Les Dépêches de Brazzaville/LP
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2008 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.