Samira Imadalou
1 Décembre 2008
La situation au sein d'ArcelorMittal continue de susciter le débat. La crise que traverse ce groupe à l'échelle mondiale est à l'origine de la crainte des travailleurs algériens, inquiets des risques de compressions.
A ce sujet, plusieurs réunions ont été organisées ces dernières semaines alors que d'autres sont prévues dans les jours à venir, de manière à rassurer les effectifs et à mettre fin à l'effervescence qui y règne d'autant plus que les rumeurs sur la réduction du nombre d'employés persiste.
Le secrétaire général d'ArcelorMittal de Annaba, M. Smaïl Kouadria, qui a multiplié les sorties ces derniers temps, s'est prononcé hier sur le dossier, cité par l'APS. Le syndicaliste a rassuré : «L'entreprise ne sera pas touchée par les compressions d'effectifs.» Selon lui, l'Algérie fait partie des cinq pays non concernés par les licenciements chez ArcelorMittal.
La menace de grève en raison des incertitudes pesant sur leur avenir socioprofessionnel a poussé la direction à réagir et à convoquer une réunion avec les syndicats pour atténuer la tension et rassurer les 7 000 travailleurs du complexe d'El Hadjar. En effet, la déclaration de M. Smaïl Kouadria a été faite au sortir d'une réunion avec le président-directeur général du complexe ArcelorMittal.
Cette rencontre n'est ni la première ni la dernière. Selon le représentant du syndicat, trois assemblées générales sont prévues «pour sensibiliser les travailleurs et les informer que les licenciements ne toucheront pas le complexe de Annaba».
Dans ce cadre, une première assemblée générale se tiendra aujourd'hui avec les travailleurs qui ont déjà (il y a deux semaines) averti par le biais de leur syndicat qu'en cas de persistance de la crise au sein du groupe à l'échelle internationale il sera fait appel au gouvernement pour prendre en charge leurs préoccupations.
A titre indicatif, l'avènement de la crise financière et son impact sur les différents secteurs, particulièrement la sidérurgie, ont poussé le groupe à appliquer un certain nombre de mesures à travers ses différents sites.
Des mesures ayant trait, pour rappel, à la réduction de la production comme c'est le cas à Annaba où de nombreux incidents ont eu lieu, à la suppression de la sous-traitance notamment à Annaba et à la compression des effectifs avec un pourcentage de 3%, soit 9 000 emplois sur 326 000. Cette dernière procédure a fini par inquiéter les travailleurs. D'où ce vent de panique et ces sorties rassurantes.
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