Angelo Dossoumou
2 Décembre 2008
Invité hier sur la chaîne nationale, le ministre de l'enseignement technique, Bernard Lani Davo a critiqué la mauvaise foi des formations politiques anti cauris réunis le week-end écoulé à Bohicon et qui ont qualifié de "kpayo" le décret d'application de la loi portant statut de l'opposition.
Le décret portant promulgation du statut de l'opposition quoi qu'on dise est à l'actif du président Boni Yayi et il faut que la classe politique le lui reconnaisse. Pour le ministre Bernard Lani Davo qui, a longuement soutenu sur les écrans de la télévision nationale ce geste du chef de l'Etat, les "opposants" sont de mauvaise foi en ne voulant pas reconnaître l'avancée enregistrée sur ce dossier.
Car, a-t-il fait remarquer, la loi était déjà votée depuis 2002 et contrairement à ses prédécesseurs qui n'ont pas eu la prompte réaction attendue, le Dr Boni Yayi a au moins posé un acte qui doit être salué. En ce qui concerne les insuffisances relevées dans le nouveau décret par les G et F, il a déclaré qu'elles ne sont pas de nature à empêcher l'opposition de se formaliser.
"C'est une question qui ne peut être réglée qu'en son temps. Ce n'est pas une question qu'on peut régler définitivement. Dans la vie d'une nation aucune question n'est réglée définitivement et c'est pourquoi il y a le parlement" a-t-il affirmé. Plus loin, l'invité pense que le gouvernement a déjà fait l'essentiel et est plutôt dans la logique de corriger les conditions de vie des populations et non de privilégier celles des individus.
L'autre question qui a également préoccupé le ministre Davo est celle des conditions dans lesquelles le chef de l'Etat a pris le décret d'application de la loi portant statut de l'opposition. Pour le ministre Davo, pas de doute, le chef de l'Etat n'a pas eu besoin de la pression de qui que ce soit pour le faire. Il avance : "Si c'était le cas, pourquoi ces mêmes personnalités politiques n'avaient pas exercé ces pressions avant l'arrivée du chef de l'Etat et s'ils pensent que ce sont les pressions qui ont amené le président à le faire ils doivent au moins le féliciter".
En attendant, il a invité les partis politiques anti cauris à prendre leur mal en patience jusqu'aux prochaines journées de dialogue où ils auront le loisir de formuler leur doléance en vue d'une correction du décret querellé.
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