L'Autre Quotidien (Cotonou)
Maïfoux Nassirou
3 Décembre 2008
Le Partenariat National pour l'Eau (PNE-Bénin) et le Programme Eaux Douces pour l'Afrique de l'Ouest (www-warpo) ont conjointement animé hier, au CODIAM de Cotonou, une conférence de presse. Objectif : Informer l'opinion publique de la semaine nationale de plaidoyer en faveur de la ratification de la convention des Nations Unies de 1997 sur les cours d'eau internationaux pour des fins autres que la navigation, qu'elles organisent au Bénin du 1er au 06 Décembre prochain.
L'eau est une ressource limitée et vulnérable - sans substitut - indispensable à la vie et au développement. Et sa gestion durable est une condition essentielle pour la survie de l'humanité.
Le Partenariat national pour l'Eau et le Programme Eaux Douces pour l'Afrique de l'Ouest ont très tôt compris, en initiant cette semaine, les enjeux d'une gestion efficace et efficiente des ressources en eau, surtout lorsque ces dernières sont partagées par plusieurs pays transfrontaliers.
Adoptée par l'Assemblée Générale des Nations-Unies le 21 Mai 1997, la convention sur le droit relatif aux utilisations des cours d'eau internationaux à des fins autres que la navigation, vise, selon les initiateurs de la semaine nationale de plaidoyer, à améliorer la base juridique existante en la matière.
Elle prend en compte, toujours selon leurs explications, des aspects importants omis dans les accords et/ou conventions régionaux qui existent déjà dans le domaine, et clarifie les dispositions pouvant prêter à équivoque.
Le principal objectif de cette convention dont la ratification par le Bénin fait actuellement objet de plaidoyer est d'offrir aux États riverains d'un même cours d'eau, « une base de négociation et de coopération pour le développement durable des cours d'eaux, la réduction des pollutions d'origines diverses et la détermination de mécanisme de gestion collective. »
Le Directeur national de la planification et de la gestion de l'eau, Grégoire Alé, a présenté les intérêts pour le Bénin de ratifier cette convention.
Sur les cinq fleuves qui traversent le Bénin, explique-t-il, deux seulement sont régis par un accord à caractère international. Notamment la Pendjari et le fleuve Niger.
Par contre l'Ouémé, le Couffo et le Mono ne sont régis, en dehors des lois nationales, par aucun instrument juridique de portée internationale.
En ratifiant cette convention, le Bénin comblera ce vide juridique qui est gage d'une gestion convenable des ressources en eau, a-t-il indiqué.
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