8 Décembre 2008
Kinshasa — Le virus de la grippe aviaire hautement pathogène, de type H5N1, n'est pas encore détecté, notamment, en Afrique dans la région des Grands Lacs. Qui est considérée comme zone à risques élevés. Cela au regard d'importants passages d'oiseaux migrateurs et de ses écosystèmes abritant une grande variété d'espèces. Ainsi, après les tripartites de Goma (RDC), de Bujumbura (Burundi) et de Rubavu (Rwanda), celle de Matadi (RDC, province du Bas-Congo) se réunit du mercredi 10 au vendredi 12 décembre 2008.
La ville portuaire de Matadi, province du Bas-Congo, va abriter, du 10 au 12 décembre 2008, la quatrième tripartite RDC-Rwanda-Burundi pour évaluer l'exécution du projet FAO-RDC : «Prévention et contrôle de la grippe aviaire et renforcement des services vétérinaires dans la région des Grands Lacs d'Afrique». Projet de deux ans débuté en 2006 et qui arrive à la fin de sa première phase de financement consenti par le royaume de Belgique. C'est ce que fait savoir, dans un communiqué parvenu au journal Le Potentiel, la chargée de communication Grippe aviaire de la FAO, Séraphine Isamene.
Ces assises de Matadi poursuivent les mêmes objectifs que ceux de la troisième tripartite organisée, du 10 au 12 juin 2008, à Rubavu au Rwanda. Il sera question, selon la source, de «la présentation des activités menées depuis le début du projet et de l'examen des progrès accomplis; de l'analyse des contraintes rencontrées et des solutions apportées; de la revue du plan de travail pour le prochain semestre; ainsi que de l'accord de principe pour l'organisation conjointe du projet (FAO-Belgique) afin d'évaluer la pertinence d'une prolongation du projet».
A noter que, dans la ville rwandaise de Rubavu, renseigne la même source, l'accent avait été mis sur la sensibilisation, la surveillance épidémiologique et le développement des capacités de diagnostic. Aussi, les délégués des gouvernements de la RDC, du Rwanda et Burundi ainsi que ceux de la Coopération belge et les représentants du siège de la FAO à Rome et les délégués de représentations de cet organisme onusien dans ces trois pays, devront-ils voir, avec les bailleurs de fonds, la possibilité d'une éventuelle prolongation prévue pour une année à la lumière des rapports d'évaluation du projet.
Pour rappel, la grippe aviaire hautement pathogène (GAHP), de type H5N1, s'est déclarée dans le Sud-Est asiatique. Elle est passée par l'Europe en 2005 avant d'atteindre l'Afrique. D'abord en Afrique du Nord (Egypte). Puis en Afrique occidentale (Niger, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire). Enfin, en Afrique Orientale (Soudan, Djibouti).
C'est ainsi que la dimension mondiale du fléau, indique la source, a amené «les organisations chargées de sa surveillance et de son contrôle à assister l'ensemble des pays où les risques d'infections sont élevés et où les capacités de lutter contre cette maladie sont faibles». Pour le cas des pays des Grands Lacs africains, le royaume de Belgique avait accepté de financer ce projet. Et à l'issue de la première rencontre de Goma, les participants avaient convenu de se réunir tous les six mois.
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