Pierre Emangongo
12 Décembre 2008
Kinshasa — Le président américain sortant George W. Bush a encouragé le mercredi 10 décembre 2008 son successeur Barack Obama à maintenir la pression sur le gouvernement soudanais pour résoudre la crise au Darfour. Mais une certaine opinion estime qu'il faudra plus tôt encourager le dialogue entre El-Béchir, l'opposition politique et les différentes rébellions.
Le président américain sortant George W. Bush a encouragé le mercredi 10 décembre 2008 son successeur Barack Obama à maintenir la pression sur le gouvernement soudanais pour résoudre la crise au Darfour.
«Les Etats-Unis doivent continuer à rallier la communauté internationale pour faire pression sur le gouvernement», a, d'après l'AFP, dit M. Bush qui recevait dans le Bureau ovale de la Maison Blanche une militante de la cause du Darfour, Halima Bashir.
«Il est très important que le président (soudanais Omar El-Béchir sache qu'il ne peut pas échapper aux comptes qu'il doit rendre», a indiqué M. Bush au moment où M. Béchir est sous la menace d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
Le Darfour, province occidentale du Soudan, est en proie à la guerre civile entre l'armée soudanaise et les milices janjawids d'un côté et des groupes rebelles de l'autre, et à une grave crise humanitaire.
Dialogue
L'ONU estime que près de 300.000 personnes sont mortes depuis 2003 et que 2,7 millions d'autres ont fui la région. Le gouvernement soudanais conteste ces chiffres.
Le Darfour est l'une des grandes causes de la présidence de M. Bush, qui affirme que les populations civiles sont victimes d'un «génocide».
«L'urgence de la situation n'est jamais plus évidente qu'après avoir eu l'honneur de rencontrer une âme aussi courageuse», a déclaré M. Bush.
En dépit de la position tranchée contre le régime en place à Khartoum, une certaine opinion estime qu'il faudra chercher une solution globale pour résoudre la crise du Darfour. Elle estime, à cet effet, que les puissances étrangères et la Communauté internationale devront encourager le dialogue entre le président El-Béchir, les opposants politiques et les différentes rébellions.
Enfin , elle soutient que les Usa devront , en ce qui concerne les crimes de guerre et crimes contre l'humanité, laisser la Cour Pénale internationale faire son travail au lieu d'engager un bras de fer avec le président El-Béchir.
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