Bocar M. Dieng
15 Décembre 2008
Une délégation de Bissau-guinéens vient de séjourner pendant deux jours dans la région de Fatick, après un passage à Kolda. Cette visite d'échanges s'inscrit dans une dynamique de coopération entre le Projet d'appui à la petite irrigation locale et le Projet de réhabilitation du secteur agraire rural (Presar/ Guinée-Bissau).
C'est en 2006 que le Projet d'appui à la petite irrigation locale (Papil/Sénégal) a démarré ses activités dans la région de Fatick. celles-ci consistent à la mise en oeuvre d'ouvrages hydro-agricoles avec des digues anti-sel. L'objectif minimum est de récupérer dans la région de Fatick 2 000 ha de terres salées.
Avec les programmes d'ancrage et de référence, actuellement plus de 500 ha ont été récupérés. D'ici fin 2008, il faudra encore récupérer 1 300 ha. 'Il y a d'autres études qui ont été réalisées au niveau de douze sites et qui doivent permettre de récupérer plus de 2 500 ha.
Donc nous pensons qu'à terme du projet, nous allons largement dépasser les 2 000 ha d'objectif', avance le coordonnateur régional du Papil à Fatick, Younoussa Mballo. La finalité de ce projet est de stopper l'avancée du sel pour permettre le développement de la culture du riz et la sécurisation des récoltes.
Dans la région de Fatick, le Papil intervient à Boyard, à Boly (département de Foundiougne) et dans l'arrondissement de Toubacouta. Après plus de trois ans de présence dans la localité, les premiers résultats commencent à tomber.
A Boly, par exemple, pour cette année, il est prévu des rendements de 3 tonnes 400. Alors que l'année dernière, les estimations étaient d'une tonne 600. Au niveau de Boyard, les rendements vont doubler, comparés à ceux de l'année dernière.
C'est compte tenu de cette belle expérience, avec des 'résultats très encourageants', que les acteurs du Projet de réhabilitation du secteur agraire rural (Presar/ Guinée-Bissau) ont choisi le Sénégal pour avoir quelques idées sur les ouvrages hydro-agricoles mais aussi sur l'organisation des villageois autour de ces vallées.
'Cette visite entre dans le cadre du partenariat que le Papil a noué avec le Presar en Guinée-Bissau. Le Presar est un projet identique au Papil.
Ils sont financés par la Banque africaine pour le développement. Le Presar vient juste de démarrer ses activités', a expliqué Younoussa Mballo.
Poursuivant son propos, le coordonnateur régional du Papil rapporte que 'les acteurs de ce projet ont estimé que le Sénégal étant un pays voisin donc il était intéressant pour eux de venir s'enquérir de l'expérience du Papil en matière d'exécution et de conception des ouvrages, d'organisation et aussi en matière de valorisation des vallées, des bas-fonds'.
Pendant deux jours, les hôtes du Papil ont effectué des visites de sites au niveau de Boly et Boyard et échangé avec les villageois sur leur mode d'organisation au niveau des vallées. Le choix de ces sites s'explique par le fait que Boly est un site d'ancrage.
Dans cette zone, le processus de récupération est beaucoup plus avancé en matière de mise en pratique des techniques culturales, en matière de maîtrise des itinéraires techniques et de gestion de l'ouvrage.
Tandis qu'à Boyard, c'est un site de référence. 'C'est cela la différence entre les deux sites. Et nous avons voulu montrer les deux facettes', renseigne Mballo.
La délégation de Presar est composée de trois techniciens (un environnementaliste, un hydro économiste et un hydraulicien). Ils sont accompagnés de leurs partenaires au nombre de quinze. C'est un bilan satisfaisant qu'ils tirent de leur séjour visite.
'Nous sommes très satisfaits. Cela a été une belle expérience d'échange. Nous tirons d'excellentes conclusions. Notre projet travaille dans la réhabilitation des infrastructures hydro-agricoles, l'appui à la production agricole, horticole et à la production animale.
Donc c'est le même travail avec le Papil', se réjouit Ibrahima Mballo, expert environnementaliste et social dans le Presar.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2008 Wal Fadjri. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.