L'entraîneur de l'équipe nationale locale de football, Joseph Koto, a finalement atteint son objectif de qualifier sa sélection pour la première édition du Championnat d'Afrique des nations (CHAN).
Une performance difficilement envisageable au démarrage des éliminatoires au vu des nombreuses difficultés qui ont jalonné le parcours de cette sélection qui a démarré la compétition sans championnat.
L'ancien ailier international s'est rabattu sur les équipes engagées en Afrique pour passer le cap du Mali avant de gérer au pif le reste de la compétition notamment contre la Guinée sur fond de polémique quant à ses choix.
"Il est vrai que ce n'était pas facile, parce que tout le monde pensait pouvoir faire la sélection", a expliqué le technicien sénégalais qui considère cette qualification comme "le véritable début" de sa carrière de technicien.
"Mais je devais tenir le cap et prendre en compte toutes les critiques. Et au finish, c'était bien ses critiques puisqu'elles nous ont permis d'avancer en rectifiant au fur et à mesure", a-t-il reconnu.
Voulant marquer de son empreinte le coaching au Sénégal, Joseph Koto, qui n'a pas connu la carrière professionnelle au vu de son talent, estime que cette qualification est venue au bon moment pour sa personne mais aussi pour tous les anciens footballeurs.
"S'il est vrai que le métier d'entraîneur est différent de celui de technicien, il est important d'instituer des plages pour faciliter l'arrivée des anciens internationaux", a ajouté celui qui a déjà passé plus d'une dizaine d'années sur le banc de la Jeanne d 'Arc comme adjoint notamment.
A cette position, il a remporté des titres de championnats nationaux avec Amsatou Fall et Souleymane Camara Gaucher mais aussi a fait une demi-finale de ligue africaine des champions avec le dernier technicien cité.
Il faut ajouter à ce palmarès un tournoi Amical Cabral remporté en 2001 au côté de Mayacine Mar et LG cup avec le même technicien au Nigeria en 2003.
S'il reconnaît qu'il a encore beaucoup à apprendre, il soutient qu'il était temps de prendre lui-même en charge une sélection.
"C'est venu avec la sélection locale et les gosses m'ont permis de franchir un premier obstacle", a expliqué le quinquagénaire qui a passé toute sa carrière de joueur à la Jeanne d'Arc avant de passer par Monaco et Abu Dhabi.
Joseph Koto regrette d'ailleurs d'avoir passé trop de temps à la JA en tant que footballeur, ce qui l'aurait privé "d'une carrière professionnelle".
"Maintenant sans parler de revanche, j'ai l'ambition de donner tout ce que j'ai pour tutoyer le haut niveau dans le coaching", a indiqué l'entraîneur de la JA. Il est rentré récemment d'Allemagne où il a suivi un stage lui ayant permis de décrocher une licence A équivalent d'un 3-ème degré dans les pays francophones.
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