M. Mar
17 Décembre 2008
D'une façon générale, et partout dans le monde, les relations entre les sociétés prestataires de services, publiques soient -elles ou privées, et leurs clients sont régies par une confiance et un respect mutuels. Pour les privées cela va de soi parce qu'il y va de la survie de l'entreprise pour qui le client est Roi. Concurrence oblige.
En revanche, quand on a le monopole, on se sent si indispensable que le client n'a plus de considération. En fait, il est contraint d'accepter le fait accompli. Il n'a pas le choix. Ou le dictat ou rien. Et ce, en dépit du bon sens et des valeurs du «service public» qui se caractérise, entre autres, par l'abnégation, le sacrifice , l'altruisme et la solidarité.
Malheureusement certains ne l'entendent pas de cette oreille. Pour eux, ce ne sont pas les clients qui font l'entreprise... publique. Bien au contraire, c'est la notion de service qui prédomine. Donc, le client le doit à l'entreprise qui lui rend des services. Et si ça ne lui plaît pas...il n'a qu'à se plaindre auprès...
Pour ne pas citer toutes les entreprises...concernées par ce genre de relations avec leurs clients et dont nous avons le privilège d'en être informés au quotidien, nous allons prendre le cas de la Sonede.
Jusqu'au 18 novembre 2008 - échéance de paiement de la facture de la consommation des mois de juin, juillet et août pour certains et d'août, septembre et octobre pour d'autres - notre Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux facturait le mètre cube (m3) d'eau 240 millimes et pour ce qui est rubrique Onas 28 millimes les premiers 20 m3 et 170 millimes le reste de la consommation. Soit !
Mais voilà que sans crier gare ou avertir ses « chers clients », elle décide pour la facture suivante, donc pour septembre, octobre et novembre pour les premiers et automatiquement novembre, décembre et janvier pour les seconds, de facturer le m3 d'eau consommé 300 millimes pour une consommation modérée de 36 m3 et ...un forfait de 545 millimes le m3 pour les gros consommateurs et pour le compte de l'Onas 170 millimes les 20 premiers m3 et 269 millimes la seconde tranche et le reste à 445 millimes. Soit une augmentation de 60 millimes par m3 d'eau consommé et 142 millimes et 99 millimes pour respectivement les 20 premiers m3 et la seconde tranche pour l'assainissement??!!
Première interrogation, pourquoi cette absence de transparence et ce mépris pour le client. En effet, en l'absence d'information, comment peut-on qualifier cette attitude, ce comportement, cette manière de considérer le client ? Ce dernier n'a-t-il pas le droit d'être mis au courant des nouvelles dispositions prises par l'entreprise en question ?
A tort ou à raison, on n'en sait rien puisqu'on n'en connaît pas les raisons ? Ou bien estime-t-on du côté d'El Manar que ça ne le regarde pas et qu'il n'a qu'à payer sinon, c'est la privation d'eau conformément à la règle qui prévaut : "Payez, on verra après ".
Seconde interrogation, pourquoi pour les mêmes mois, certains sont taxés alors que d'autres sont épargnés ? C'est que la décision a été prise à partir de telle date, point barre... On l'applique et c'est tout. Informer les clients, l'appliquer équitablement, justifier la décision... c'est pas pour aujourd'hui... Et puis à quoi cela va servir? De toutes les façons, ils vont payer...
Alors, payons et merci à la Sonede pour tant d'égards à nous autres abonnés... malgré nous. Des abonnés qui respectent tant le slogan si cher à notre entreprise nationale: « L'eau est précieuse, ne la gaspillons pas ! »
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