Le Phare (Kinshasa)

Ouganda: Des pressions sur la LRA pour arracher la paix

J.r.t

17 Décembre 2008


Le raid aérien lancé dimanche, dans un camp de LRA ( l'Armée de la résistance du seigneur) situé dans le nord de la RDC, précisément à la frontière du Sud Soudan, a provoqué la fuite et mis en déroute, des éléments de cette rébellion ougandaise. Bien qu'on ne dispose pas du bilan de cette attaque, on croit savoir que des dégâts seraient importants.

L'objectif poursuivi par cette opération, a indiqué Sam Kutesa, le ministre ougandais des Affaires étrangères, était double : déloger les éléments de LRA de son repaire du territoire congolais et accentuer davantage des pressions, afin de l'amener sur la table de négociations à Kampala.La LRA, a martelé le chef de la diplomatie ougandaise, doit être mise sous pression, faute de quoi, cela continuera sans fin. Et d'insister que sans pression physique, le processus de paix ne sera pas achevé.

Rappelons que l'exécutif ougandais avait paraphé en avril 2008, un accord de paix global qui couronnait le processus de paix engagé en juillet 2006, auquel le leader de LRA a opposé son refus à plusieurs reprises. Joseph Kony réclamait auparavant et comme préalable à son implication à ce processus, la levée des mandats d'arrêt articulés contre lui et ses proches collaborateurs en 2005, par la CPI, pour crimes contre l'humanité.

Et depuis trois ans, ce groupe armé rebelle a brillé par des atrocités dans des zones isolées de Centrafrique et de la RDC. Signalons d'autre part, que le gouvernement américain a salué l'opération militaire conjointe lancée contre les rebelles ougandais de LRA, ajoutant que tout ce que la LRA a fait au cours des 20 dernières années, a été de causer des ravages dans le pays. Le porte-parole du département d'Etat Robert Wood a laissé entendre que son pays n'était pas impliqué dans cette opération militaire, bien qu'il entretienne de bonnes relations avec ces trois pays.

Autre réaction à cette attaque contre la LRA, celle de l'ONG Human rights watch qui a appelé hier, l'Ouganda, le Sud Soudan et la RDC, à protéger les civils dans l'offensive menée conjointement contre l'Armée de la résistance du seigneur sur le sol congolais. Elise Keppler, une des responsables de HRW, a fait observer que l'histoire montre qu'il y a eu de graves violences contre les civils commis par tous les belligérants dans l'Est de la RDC, y compris des armées étrangères, et d'ajouter que tous les officiers impliqués dans cette opération doivent faire en sorte que leurs troupes obéissent strictement aux lois de la guerre.

Depuis la fin des années de 1980, indique un communiqué de HRW, des membres de la LRA ont commis de nombreuses exécutions délibérées, des violences, des enlèvements à grande échelle, des recrutements forcés d'adultes et d'enfants, des viols des femmes et de jeunes filles désignées comme « épouses » ou esclaves sexuelles des commandants de la rébellion, ainsi que des pillages et destructions à grande échelle de propriétés appartenant à des civils.

Be the first to Write a Comment!

Copyright © 2008 Le Phare. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.


SELECT
SELECT

Le top des actualités: Ouganda

Ask Obama a Question