D.g
22 Décembre 2008
Annie Anzouer précise en pleine animation que "cela fait bien 20 ans que nous ne nous sommes pas retrouvés sur un même podium ". Sur un air de " j'ai besoin d'amour" plus vrais que nature, on a revu le zangalewa à l'oeuvre.
Les percussions, la gestuelle tout y était pour faire repenser aux succès de ce groupe au début dans années 1990. Dooh Guy en ouverture a donné le ton de ce qui allait être une prestation de choix. Annie Anzouer s'est invitée sur le perron central pour refaire " Maladie difficile à soigner ".
Une chanson reprise en chÅ"ur par le public très nombreux qui a pris ses quartiers au Stade Lamido Yaya Daïrou de Maroua. La liesse était somme toute perceptible lorsque Ze Bella qui, pour l'occasion, s'est paré comme ses compères d'une tenue militaire a arraché des salves d'applaudissements.
L'ambiance était donc aux retrouvailles au cours de cette soirée. N'eut été les contraintes de temps, les Zangalewas auraient voulu dérouler leur riche et imposant répertoire.
" Nous avons tenu à faire ceci pour remercier la ministre de la culture qui permet aujourd'hui à la culture d'avoir droit de cité et à ce Fenac de se tenir enfin" a indiqué Dooh Guy.
L'autre ambiance de retrouvailles sur scène, c'est bien celle de André Marie Talla et Sam Fan Thomas. Ce dernier a tenu à accompagner son mentor André Marie talla qui est revenu sur quelques uns des tubes de son riche répertoire.
Sa tenue scintillante et sa guitare en main ou sur les épaules, il a joué sa partition au cours de cette soirée reprise sur écran géant pour ceux et celles qui n'ont pas le plaisir d'admirer de visu les artistes qui se produisent sur ce podium.
La dextérité des régisseurs de son, le jeu extraordinaire des lumières a achevé de convaincre de ce que, l'édition 2008 du Fenac n'a pas été comme les autres, dixit Talla André Marie Talla.
Avant le " divin " aveugle, c'est le percussionniste Manuel Wandji qui a conquis le public avec son refrain " donner son coeur en amitié ".
Ses percussions, comme on pouvait s'y attendre, ont été remarquées. Koppo s'est aussi produit pour prendre la mesure du public jeune de Maroua. Amina Pouloh pour sa part a constitué le zeste local du passage des artistes sur le podium.
Un passage fort applaudi par les fans et mélomanes de cette prunelle de Bogo (un arrondissement du département du Diamaré). Ses danseuses triées sur le volet ont gratifié le public de coups de reins entiers.
Au cours de cette animation nocturne, il y a aussi eu la prestation du Kéguégué International. Ces comédiens ont rappelé l'importance pour le Cameroun de l'unité et l'intégration nationale. Une interpellation plus que d'actualité.
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