La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) condamne "la prise anticonstitutionnelle du pouvoir" suite à la disparition du président Lansana Conté.
"La CEDEAO a appris avec consternation la nouvelle du coup d'Etat intervenu en Guinée", indique un communiqué de l'institution sous-régionale reçu à l'APS.
Un groupe de militaires regroupé au sein d'un Conseil national pour la démocratie a annoncé la suspension de la constitution et des institutions du pays, alors qu'une transition assurée par le président de l'Assemblée nationale devait conduire le pays à une élection présidentielle, 60 jours suivant le décès de Lansana Conté.
"La CEDEAO va continuer à travailler avec le gouvernement de la République de Guinée pour le rétablissement de l'Etat de droit et la consolidation de la démocratie", ajoute le texte.
"La CEDEAO présente ses condoléances les plus attristées à la famille du président Conté, au gouvernement et au peuple guinéen", poursuit la même source.
Selon la constitution guinéenne, le président de l'Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, devait prendre les rênes du pays après le décès du président Lansana Conté. Suivant les dispositions du texte fondamental du pays, M. Somparé avait la tâche de conduire le pays à une élection présidentielle, dans un délai de 60 jours.
Interrogé mardi matin par Radio France internationale (RFI), le président de l'Assemblée nationale de Guinée dit ne pas penser que "la grande majorité de l'Armée guinéenne puisse cautionner une prise de pouvoir qui n'est pas prévue par la constitution".
A la tête de la République de Guinée depuis le 3 avril 1984, une semaine après la mort du "père de l'indépendance" Ahmed Sékou Touré, le président Conté a jusqu'à sa mort tenu d'une main de fer le pays durant 24 ans.
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