Le rap sénégalais doit travailler à imposer la culture du pays et à "impliquer les instruments traditionnels", a plaidé le rappeur Carlou D, selon qui ce style de musique a un "avenir prometteur" dans le champ musical sénégalais. Parlant de la trajectoire des pionniers du rap sénégalais (le PBS, le Daara J), il a dit que ces rappeurs "se sont imposés pour en arriver là".
Les amateurs de hip hop, qu'ils soient Sénégalais ou Africains, doivent "tout faire pour avoir un style propre", a ajouté le rappeur dans un entretien publié, mercredi, le journal Le Quotidien.
"C'est beau de faire de la musique comme les Américains, mais c'est encore mieux si on essaie d'impliquer notre culture, c'est-à-dire impliquer les instruments traditionnels. Ça c'est plus difficile", a estimé Carlou D, 28 ans, de son vrai nom Ibrahima Loucard.
Le rappeur est à l'origine d'un nouveau style musical appelé Musikr, une "jonction entre la musique et la philosophie qui mène à l'action, c'est-à-dire le zikr". "J'adore chercher. Ne pas avoir de limite musicale et c'est ce qui m'a poussé à créer un style nouveau", a expliqué le rappeur qui, parallèlement, vient de mettre sur le marché un nouvel album intitulé "Ndèye Dior".
Se présentant comme un incompris, Ibrahima Loucard a dit que son "plus grand rêve", c'est d'arriver à se faire comprendre de ses compatriotes. "Franchement, la majeure partie du public sénégalais n'arrive pas à comprendre ce que je veux leur faire comprendre", a-t-il déclaré.
Et à la question : "Qu'est-ce que vous voulez leur faire comprendre ?", le rappeur a répondu : "Qu'il n'y a pas mieux que de rester soi-même".
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